Ah, ben si c’est Michéa qui le dit ! Dites, quand vous refermez vos livres, ça vous arrive de revenir à la situation réellement existante ? C’est bien de lire et de chercher à comprendre les subtilités de la chose politique. Je l’ai moi-même fait -et je continue - à la suite très souvent des nombreux articles que vous avez publié comme celui-ci par exemple. Michéa, c’est vous qui me l’avez fait découvrir, je dois le reconnaitre.
Mais y’a un moment où il faut retourner sur terre. Et sur terre, surtout chez nous, là, en France, on a une élection présidentielle. De deux choses l’une :
– ou l’on est persuadé que c’est du spectacle, que ça ne changera rien, et on s’abstient. Eventuellement on fait un article pour expliquer (sans pour autant se retrancher derrière Rousseau ou la fable du con qui ne cherche là que parcequ’il y a de la lumière).
– ou on a l’intention de voter, et on passe pas son temps à chercher le détail qui permet de dire "vous voyez bien, c’est un enculé comme les autres", en focalisant toutes ses critiques sur un seul candidat. A moins bien sûr, que vous soyez convaincu que c’est le pire de tous ceux qui se présentent. Mais là, faut le dire, ça permettrait de comprendre ce que vous faites.
Dans mes tentatives de vous voir être clair sur ce que vous allez faire le 22 avril, je n’ai pas eu d’autre réponse que "Et ou ai-je dit que j’allais m’abstenir ?". Je déduis donc que vous allez voter. Bien. Et pour qui ? Parce que là, ça deviendrait interessant, comme discussion. Même si vous avez l’intention de voter blanc. Pour vous aider, je vais vous dire pour qui j’ai l’intention de voter à l’heure où l’on cause. Ah bon ? Pas la peine ? Vous le savez déjà ? Mais comment donc avez-vous fait ?