Je suis plutôt contre des extrêmes et pour un système parlementaire où les élus seraient élus par une majorité davantage légitimée car débarrassée de triangulaire foireuse.
La région centre est passée à gauche en 1998 même si le PS n’avait pas 50% des sièges grâce au refus de l’union droite-FN (démission de Harang). Et même avant, Maurice Dousset en 1992 dirigeait la région pour la droite sans avoir la moitié des sièges. Retrouver de telles situations en période de grande crise (et de mesures importantes à prendre) pourrait amener à se retrouver avec un pouvoir fragilisé (majorité... mais pas 50%... FN ou même extrême-gauche en arbitre), avec une instabilité type IVè république.
Peut-être suis-je victime d’une sorte de syndrome Allende (élu après une triangulaire et qui n’a pas atteint les 50% de voix aux législatives), mais je reste persuadé qu’il ne faut pas abuser de la patate chaude FN, quitte à parler de consensus (horreur ! malheur !) UMP-PS (de Gaulle-Moulin) et plus largement de tous ceux qui savent faire tourner la machine (syndicats).
Les deux extrêmes sont dans le défaitisme révolutionnaire : on les voit attendre les plans de licenciements et les émeutes urbaines comme des vautours. Ils veulent grignoter la social-démocratie (surement pas la panacée, mais ce sont pas mal de ses enfants gâtés qui la conspuent) avec la bonne vieille tactique du salami (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tactique_du_salami). Leur victoire ferait le plaisir d’une poignée d’exaltés qui prendraient du galon chez les nouveaux SA ou gardes rouges et une catastrophe pour les autres.
Après, là, je dis ce que je pense, mais j’écoute ce que les autres me disent pour affiner mon jugement ou carrément réaliser mes erreurs.