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Rythmes and blues - Mercure Galant - 26 mai 2013 à 14:05

N’a t-on jamais pensé qu’un enfant, après la classe, préférerait aller à la pêche, ou aller sauter dans les flaques d’eau, ou s’asseoir n’importe où et penser à quelque chose, ou récupérer des brindilles, des cailloux (s’il en reste dans la ville hygiéniste et policée ) et construire un chateau par exemple, ou ce qui lui passe par tête.

Dans un sens, vous avez raison, la vie en collectivité est un apprentissage rude et les premiers à éviter de soumettre leurs propres enfants à une multitudes d’activités périscolaires, ce sont les enseignants eux-mêmes, puisqu’ils bénéficient de ce privilège envié d’avoir du temps à consacrer à leur progéniture.

D’autant que rares seront les enfants devenus adultes qui auront pu continuer la musique, le théâtre, etc.... et "le développement de leurs compétences cognitives " : tout ceci est du baratin pour faire croire que l’école et les activités culturelles jusqu’à l’université sont émancipatrices, progressistes, cultivent, font réfléchir, construisent la pensée, la personne, etc..... C’est un peu vrai, mais c’est faux aussi.

Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous sur ce point. En dehors de l’école, certains enfants n’auront pas d’autres opportunités de découvrir ces activités "culturelles". Même si l’on ne continue pas la musique, le théâtre ou la "lecture plaisir" à l’âge adulte, il me semble important de pouvoir aborder ces formes d’expression à l’école. Beaucoup d’ailleurs resteront marqués par ces moments. Personnellement, je me souviens par exemple de l’émotion ressentie lors de ma première séance de cinéma avec l’école, à la maison de la culture de Bourges ... aujourd’hui rasée. L’école doit encore pouvoir jouer son rôle dans ce domaine, même si c’est de plus en plus difficile.


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