Les gens veulent du boulot à n’importe quel prix, dans n’importe quelles conditions. Pour s’en sortir, juste pour s’en sortir.
La malhonnêteté, c’est de faire croire que ces mesures rétabliront de l’emploi. D’abord, il n’y a aucune procédure de contrôle concernant l’utilisation de ces cadeaux par les patrons ; ensuite, mathématiquement, en dessous d’un certain seuil de croissance, le chomâge stagnera voire progressera. Pour une fois, Le Monde dit la vérité : « Le Président…place la droite en porte-à-faux puisqu’il fait, à sa manière, ce qu’elle estimait nécessaire - sans l’avoir réalisé » (cité par Marianne).
Localement, on admirera la rhétorique du député Galut, porte parole de "la gauche forte" (wouah ... on tremble devant tant d’ardeur !) et qui nous explique qu’on fait des cadeaux non aux patrons mais aux entreprises. Car il est bien connu que les patrons et les ouvriers sont co-propriétaires des entreprises, et que les intérêts des uns et des autres se confondent. Il répond, avec tout le cynisme dont il est capable, à Alexis Corbière qu’après tout, les gens du Front de gauche n’ont qu’à se faire élire (oubliant les 4 millions de voix de Mélenchon qui ont permis à Hollande de défaire Sarkozy !) Message reçu Monsieur Galut : aux prochaines élections, Francais, votez ce que vous voulez, mais surtout, surtout, ne votez pas, ne votez plus, plus jamais "socialiste" (avec tous les guillemets qui s’imposent).