Sur le fond, je crois qu’il faudrait souligner aussi le rôle de la régionalisation dans cette affaire. Des villes comme Bourges n’ont pas profité de la régionalisation, qui s’est faite au profit des métropoles comme Orléans et Tours. Et ce n’est pas le plan de développement régional en cours qui va changer la donne, bien au contraire. On donne plus à ceux qui ont déjà. Normal, puisque ceux qui donnent sont ceux qui reçoivent. Faut-il rappeler que la "gauche" (PS+PC) tient la région et le département depuis des lustres ?
Je crois aussi que le jeu des alliances, un jour allié, un jour concurrent, ne fait pas grand chose pour la crédibilité des politiques. Comment expliquer — sinon par la querelle d’égos de gens qui ont l’ivresse du pouvoir (d’où on pourrait presque conclure que du seul fait que quelqu’un se présente à une élection serait déjà un excellent motif pour ne pas voter pour lui) — que Terrier fasse une liste concurrente à Félix, et qu’au sein des écologistes, une partie reste avec le PS et l’autre fait sécession ? Et puis tous ces gens se retrouveront au second tour et feront amis amis. Enfin, on n’a pas parlé du grave déficit démocratique de la vie de cette ville, et du foutage de gueule des conseils de quartier à la mode etik presse — et là aussi c’est un ratage largement aussi massif que le TGV. Tout cela c’est un tout. On est en présence d’une petite caste de gens, avec des féodalités dans les partis politiques [qui n’épargnent en aucune manière les organisations "radicales" : c’est ainsi qu’on peut remarquer la présence de deux membres de Sud dans l’équipe rapprochée de Félix ; ces gens gueulent contre les réformes néo-libérales dans leurs tracts, mais quand il faut passer à la soupe, soutiennent les politiciens qui les mettent en oeuvre], et toutes ces belles personnes se veulent politicien(ne)s professionnel(le)s, mais avec un seul logiciel politique : la démocratie libérale plus ou moins sociale (y compris les écolos puisqu’ils reprennent le mantra de l’écologie à la mode néo-libérale : une ville "durable"). Le jour où Bourges bougera vraiment son cul, elle se mettra en commune. ;-)