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Bourges ton cul ! - Mister K - 28 février 2014 à 15:24

Ah ? je ne suis pas certaine que les berrichons (qu’ils soient d’ici depuis toujours, ou installés) s’en foutent. Enfin, c’est surtout que je ne vois pas comment on peut savoir s’ils s’en foutent ou pas.

Alors bien sûr, ce n’est là qu’un sentiment basé sur l’observation. Ce n’est pas scientifique. Mais bon, quand on voit le peu de réaction fasse, par exemple, à la destruction de la Maison de la Culture de Bourges, on peut raisonnablement penser que la très large majorité s’en fout.

Bon, et j’arrive mal à imaginer qu’on soit content de partir chercher du boulot ailleurs

Bien sûr, personne n’est heureux de devoir démménager sous la contrainte. Je n’ai jamais dit le contraire.

Vous "appelez" les berruyers à bouger leur cul. Mais de quelles façons au juste ? qu’est-ce que vous voulez qu’ils fassent ? des associations ? pourquoi pas, certes.

Il ne vous aura pas échappé que ceci est une formule pour marquer les esprits. Mais de mon point de vue, « se bouger le cul » c’est déjà s’intéresser à la vie locale, dans la mesure du possible y participer sous toutes les formes possibles : simple citoyen, associations, syndicats, politique. Et surtout ne pas laisser la main aux élus les yeux fermés. Agir ou à défaut réagir. La démocratie ne consiste pas seulement à mettre un bulletin dans une urne. Elle consiste aussi à suivre l’action des élus, ne pas les laisser dire ou faire n’importe quoi sans réagir, avec pour seule caution, une majorité de voix à un scrutin à un instant t.

On aurait peut-être pu éviter par exemple de se faire enfumer avec le TGV. On pourrait par exemple mettre en évidence que la fibre à Bourges ou ailleurs n’est pas liée spécifiquement à l’action de la municipalité mais qu’il s’agit avant tout d’une stratégie d’une société, Orange, qui est déployée au niveau nationale dans les zones moyennement denses. On pourrait réagir quand les candidats mélangent allègrement politique nationale et enjeux municipaux. On pourrait réagir quand un patron d’une entreprise culturelle revent son bien alors que nos impots ont très largement contribué au développement et au succès de son entreprise. On pourrait réagir quand le maire de Bourges a passé une bonne partie de ses 19 années à cumuler mandats et fonctions se servant de Bourges comme tremplin sans lui rendre la pareille. Et on pourrait en ajouter pas mal à la liste... Devant la passivité des citoyens, l’absence d’opposition à la fois combative et constructive, la passivité de la presse locale, on nage dans la médiocrité.

Après, il ne faut pas non plus noircir le tableau. Beaucoup de gens se bougent le cul à Bourges comme ailleurs. Mon Cher Vélo par exemple fait un excellent boulot citoyen depuis quelques années. Emmetrop, même si on peut lui reprocher son institutionnalisation, fait pas mal de choses depuis 30 ans. On pourrait parler aussi de El Qantara et j’en oublie certainement. Mais de toutes évidences, ce n’est pas assez. Le peu d’étudiants à Bourges ne sont pas vraiment aidés. C’est de la jeunesse que peut venir le dynamisme. Il faut tout faire pour favoriser les initiatives, les encourager. Une ville, c’est un lieu de vie, pas une maison de retraite géante où seul doit régner le silence. Une ville, ça ne doit pas se limiter à un centre commercial qui ferme à 19h et avec lui, l’activité de la ville. Pourtant à Bourges, on en est globalement là. Et c’est la première chose qui rend la vie à Bourges si peu attractive. Développer la vie culturelle, sportive, citoyenne, favoriser les transports en commun, en résumé, favoriser les mouvements de chacun. Et nul doute qu’une ville en mouvement, c’est de l’activité économique qui se développe et le début d’un cercle vertueux. Pour l’instant, Bourges et sa région son plutôt dans un cercle vicieux.


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