Ensuite, on peut se demander pourquoi les journaux ne mentionnaient pas les communiqués du SCRPI qui en rédigeait depuis le 29 avril. La réponse est peut-être là, dans un article du Monde de juin 2006 qui écrit :
"Pierre Pellerin occupe donc naturellement le terrain : à partir du 29 avril, le SCPRI diffuse plusieurs dizaines de communiqués, à la tonalité rassurante - l’IPSN, les ministères de la santé et de l’agriculture en font autant. Le SCPRI centralise toutes les mesures réalisées sur le territoire. Les centres de recherche du CEA, les portiques des centrales EDF détectent bien le passage du nuage, mais on leur défend de diffuser des informations au public. "A Saclay, la direction avait fait interdire un tract explicatif des mesures que nous avions prises, qui ne montrait pourtant rien de très inquiétant", se rappelle M. Zerbib."
L’intégralité de l’article, ici, sur Sortir du Nucéaire : http://www.sortirdunucleaire.org/Pierre-Pellerin-serein-sur-son
Ensuite Cyrano, comprenez-bien que je ne cherche nullement à revenir sur les procès de ce Monsieur Pellerin (décédé en 2013) que je ne connaissais pas jusqu’à ces derniers jours puisque je n’ai aucun souvenir de lui en 1986 (j’étais bien jeune pour tout comprendre) et je n’ai pas du tout suivi plus tard ce qui s’est passé au niveau de la justice entre ce Monsieur Pellerin, la Criirad, Noel Mamère, etc....
Par contre, je cherche à comprendre sans être partie prenante de ceci ou cela. Et au fur et à mesure de mes lectures sur internet sur le sujet. Et finalement, là où est la légende originelle, c’est que l’affirmation de l’arrêt du nuage aux frontières de la France avait été attribuée par je ne sais plus qui (Noël Mamère ?) à ce Monsieur Pellerin. Or, en effet, il n’a jamais dit ça. Pour ma part, ce n’est pas du tout ça que j’avais retenu de cette période. J’avais retenu qu’on nous avait exposé dans les journaux TV qu’il s’était arrêté aux frontières de la France. Et pour causes, puisque c’est bien ça qui a été dit par les journaux TV. Ensuite, dans ma famille, on ne lisait pas les journaux papiers. Le principal canal d’information était la télé. J’imagine comme bon nombre de français.
Et pour finir, je ne suis pas une fanatique de l’atome, ça c’est certain. Mais cette opinion n’a jamais dépassé les
paroies de mon cerveau ou d’un cercle privé. Et je me méfierai toujours de ce que les autorités nucléaires et gouvernementales disent à propos du nucléaire, des accidents mineurs ou majeurs, etc.... Rien de bien stratégique ou partisan là dedans. C’est sommes toutes très ordinaire comme réaction et vigilance. Et je n’accepterai jamais qu’on me traite d’imbécile ou de crédule ou d’influencée parce que j’y connais rien en radioactivté ou en science atomique, nucléaire. Que ça vienne de n’importe quelle eminence spécialiste de ce domaine.
Quelque chose que j’ignorais totalement, c’est que l’atome a été vu suite à la deuxième guerre mondiale comme un objet de pacification. Qu’au sein du CEA créé il y avait (il y a toujours ?) des pacifistes en faveur de l’atome civil et les "atomistes" militaires. Autre chose que j’ignorais encore, c’est qu’il y a aussi des mouvances politiques qui ne sont pas contre le nucléaire mais uniquement contre le nucléaire privatisé. A partir du moment où il reste "un bien commun" donc public, pour ces mouvances politiques, il n’y a aucun problème avec le nucléaire à partir du moment où la sûreté et la fiabilité des installations est irréprochable et à partir du moment où les autorités nucléaires communiquent en toute transparence et sans culture interne du secret . Un nucléaire vertueux, quoi.