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Vagues à lames... - epujsv - 14 avril 2021 à 10:43

"Le taux d’incidence en semaine glissante au 08/04 est de 346. Le taux de positivité s’élève à 8,4%. L’interprétation de ces indicateurs calculés à partir des résultats des tests virologiques est devenue délicate. Ces dernières semaines ont vu une modification significative du profil des populations testées, avec en particulier la multiplication des tests salivaires dans les écoles avant leur fermeture, ce qui a accru le nombre de personnes non symptomatiques ni cas contact dans les populations testées. Le nombre de tests a, dans le même temps et en partie du fait des tests dans les écoles, considérablement augmenté, entraînant des retards et des rattrapages multiples dans le traitement des résultats portant sur plusieurs centaines de milliers de tests. Enfin, la semaine 14 compte un jour férié suivi de la fermeture des écoles, ce qui modifie de nouveau l’activité de tests. Les séries sur 7 jours sont alors hétérogènes dans leurs déterminants, ce qui doit conduire à la prudence dans l’interprétation des données et l’analyse de la circulation virale."

"Les variations décrites concernant les tests et se répercutant sur les taux de positivité affectent également le calcul des taux d’incidence par tranches d’âges et par département. La plupart des taux d’incidence sont orientés à la baisse, mais restent très élevés, à 346 au niveau national, et à plus de 600 dans le Val-d’Oise, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne. Avec la baisse du nombre de personnes testées, en particulier parmi les enfants, le nombre de personnes testées positives baisse dans la plupart des départements, à l’exception notable de la Creuse en métropole et de la Guyane en outre-mer. La hausse du nombre de personnes testées positives est également notable en Charente-Maritime, dans le Puy-de-Dôme et en Ardèche"

"Au niveau national, la part du variant dit britannique continue de progresser parmi les tests positifs criblés pour se rapprocher des 83% sur 7 jours (à J-3). La part des variants dit sud-africain et brésilien, non distingués dans les données ouvertes, est en léger retrait à 4%. Les évolutions sont cependant différenciées au niveau départemental, et entre la métropole et l’outre-mer. Les variants brésilien et sud-africain sont logiquement beaucoup plus présents en Guyane, à la Réunion et à Mayotte. Ces mêmes variants progressent en outre dans certains départements de la métropole, notamment en Île-de-France, tandis qu’ils régressent en Moselle, où ils représentent toutefois près de 30% des tests positifs criblés. Signalons par ailleurs que la part des tests positifs criblés est en recul depuis plusieurs semaines, et qu’elle est passée d’environ 60% début mars à 55% fin mars et 52% début avril. Les taux de variants du SARS-CoV-2 portent donc sur environ la moitié des tests positifs détectés."

Bulletin épidémiologique hebdomadaire de Côté Science : du 4 au 11 avril


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