Comment lui dire ?
La semaine dernière (le vendredi soir 9 avril ) le BR annonçait sans vergogne qu’il voyait des bonnes nouvelles dans le bulletin épidémiologique de l’ARS à propos du taux d’incidence (et donc des cas+ et taux de positivités) sur la semaine glissante du mardi 30 mars au lundi 5 avril : il y interprétait une baisse du taux d’incidence par rapport aux semaine d’avant comme la manifestation d’un mieux. Mais le BR ne tenait pas compte du fait que le lundi 5 était le lundi de pâques, donc pas de tests. Donc baisse artificielle du taux d’incidence. Jamais il n’aura corrigé par la suite son interprétation. Même il poursuivra toute la semaine sur cette ligne en commentant favorablement les données des bulletins de l’ars qui allaient successivement du 3 au 9 avril (donc toujours avec un dimanche et lundi de pâques) puis du 4 au 10 avril. (idem)
Hier soir, jeudi 15, toujours aussi guilleret, toujours basé sur le bulletin de l’ars donnant les taux d’incidence (positivités, etc..) du 4 au 10 avril, il titrait : "La situation épidémiologique n’a pas évolué depuis mercredi, dans le Cher. En une semaine, la situation sanitaire s’est même améliorée. "
Et bing, le lendemain, c’est à dire ce soir, vendredi , le voilà qu’il titre, toujours sans vergogne : Covid-19 : deux décès supplémentaires dans le Cher où le taux d’incidence repart nettement à la hausse. Ca ne le dérange visiblement pas de se contredire du jour au lendemain. Evidemment que le taux d’incidence a brusquement augmenté puisque le précédent était artificiellement baissé : cette augmentation soudaine basée sur la semaine du 6 au 12 avril est tout autant artificielle puisque il s’agit de la sortie de la semaine du lundi de Päques.
Or, il est surtout recommandé dans cette situation où il y a eu un jour férié, de ne pas interpréter les indicateurs qui suivent. Il faut attendre encore quelques jours pour voir ce que cela donne. Peut-être même voire une semaine. Je ne suis pas journaliste, ni scientifique, ni savante en traduction des taux, mais depuis le temps, tout de même, il suffit de lire d’autres journaux, d’autres sources d’indicateurs et bulletins épidémiologiques pour faire attention à ne pas raconter toujours n’importe quoi. C’est à la portée d’un.e journaliste du Berry Republicain normalement. Donc, qu’est-ce-ce que c’est ? de la paresse ? de l’indifférence ? Je ne comprends pas. Et qu’est-ce que les lecteurs (s’il y en a encore) vont-y comprendre ? La veille on leur raconte que ça s’améliore, et paf, le lendemain, on leur raconte que ça se dégrade subitement. Ca ne peut pas être du jour au lendemain comme ça de toutes façons. D’ailleurs l’ARS s’abstient de faire tout commentaire sur les indicateurs qu’elle produit. C’est assez pénible d’ailleurs, on aimerait qu’elle puisse les interpréter. Mais ce n’est manifestement pas sa spécialité. Ou plutôt ça lui serait même interdit ? Ou disons fortement déconseillé ? Ca aussi c’est assez incompréhensible. Il semblerait que ce soit donc délégué au journal local de le faire. Mais à quel prix ? Dire n’importe quoi, n’importe quand ? Pour donner quelle visibilité aux lecteurs ? à la population du département. C’est curieux cette façon de faire. Ne pas chercher à faire attention. A être prudent. Comme avoir pris le parti pris de faire du journalisme négligeant. Comme si c’était par définition le but et l’objet du Berry Républicain.