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Vagues à lames... - epujsv - 25 novembre 2021 à 18:28

Bulletin épidémiologique semaines : du L8 au D14 nov- L15 au D21 nov (45 et 46).
Résumé de la situation actuelle : Forte accélération de la reprise de l’épidémie, de l’incidence aux décès
Du côté de la science, 25/11/21
[...]
"La couverture vaccinale n’a que très faiblement progressé en 2 semaines. La primo-vaccination a augmenté de seulement 0,6 point en 14 jours, avec 333 000 nouvelles injections, alors qu’il reste 6 millions de personnes pas du tout vaccinées éligibles à la vaccination, dont plus de 1,3 million de 60 ans et plus. En incluant les moins de 12 ans, non-éligibles à la vaccination à ce jour, la part de la population pas du tout vaccinée représente près de ¼ de celle-ci. Dans un contexte où les relations sociales se font plus largement en lieu clos compte tenu des conditions météorologiques, et où le respect des
gestes barrières, en particulier du port du masque, recule, et la vaccination protégeant sensiblement contre les formes graves de covid-19 et les décès, mais que faiblement contre le risque d’infection, la couverture vaccinale actuelle est insuffisante pour empêcher la reprise épidémique et la hausse
des hospitalisations et des décès
"

Journal d’épidémie, Christian Lehmann, Libération, 24/11/21
Cette pandémie devient une pandémie de non-vaccinés

[...]
"Malgré la vaccination, donc, les vaccinés peuvent être contaminants, mais deux fois moins que les non-vaccinés. Et dans leur immense majorité, ils sont protégés des formes graves, qui nécessitent une hospitalisation. Mais parmi ces vaccinés, il existe beaucoup de personnes très âgées ou immunodéprimées ou présentant des comorbidités dont l’existence fragilise leur organisme et qui à l’occasion de l’infection par le Sars-CoV-2 peuvent décompenser et nécessiter l’hospitalisation. Il reste que cette pandémie devient une pandémie de non-vaccinés, comme on peut le voir hélas dans les territoires d’outre-mer où la réticence vaccinale est grande par défiance envers l’Etat, et dans les pays d’Europe de l’Est où peu de gens sont vaccinés."

"Dans cette situation complexe, avec encore près de 13% de patients vaccinables non-vaccinés, soit 6 à 7 millions de personnes, les pouvoirs publics décident de mettre en place une dose de rappel en population générale, en se basant sur une étude récente du Lancet dans laquelle on apprend que si la protection contre les formes graves se maintient au-delà de six mois, la protection contre les contaminations baisse, et est fortement boostée par le rappel. Seul bémol, cette ré-augmentation de la protection contre les contaminations a été calculée à deux semaines. En termes clairs, cela signifie qu’on ne sait pas à l’heure actuelle si ce rappel augmente durablement, ou seulement passagèrement, la protection contre la contamination."

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"Tout se passe comme si on écoulait des doses en pariant sur la responsabilité individuelle, sans prendre de mesures collectives. Vingt-et-un mois après le début de la pandémie, les directives sur l’aérosolisation ne sont toujours pas diffusées ou comprises"

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Covid-19 : la nouvelle stratégie risquée de Jean-Michel Blanquer pour l’école
Le Dauphiné Libéré 25/11/21
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"Nombre de professionnels médicaux redoutent donc une aggravation importante des contaminations en milieu scolaire. D’autant plus que l’expérimentation citée par le ministre a été menée essentiellement sur une période où le virus circulait beaucoup moins fort qu’aujourd’hui, et plus douce, avec une meilleure aération.
Quel impact sur la santé des enfants à long terme ?

Autre inquiétude, à court terme : que cette hausse des contaminations ait un impact important chez les plus âgés, les plus fragiles, lors des grandes migrations des fêtes de fin d’année, dans un mois.

Enfin, il y a tout simplement la question de la santé des enfants - pas vaccinables avant 2022, selon Olivier Véran.

Les plus jeunes ne sont pas totalement à l’abri face au Covid. Jusqu’ici, et malgré les mesures de freinage mises en place - dont la fermeture des écoles en 2020 - près de 9000 enfants ont été hospitalisés.

Une vingtaine en sont même morts. Ces deux derniers jours, le Covid-19 a encore emporté deux enfants de moins de 9 ans.

Il y a aussi des effets, assez fréquents, à plus long terme (Covid long ou dégâts cardiovasculaires, neurologiques, etc.). De nombreux professionnels de médecine le rappellent, et ironisent sur la stratégie du ministre Jean-Michel Blanquer, qui tient à tout prix à laisser les écoles ouvertes pour "libérer" les parents... en dépit des signaux d’alerte. Ce dont le ministre s’est à peine caché dans sa déclaration.

[...]


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