[...]
Une descente lente ou un long plateau peut causer plus de cas que la montée"
"Par ailleurs, il est important de noter que si le taux d’incidence baisse nettement chez les moins de 60 ans, ce n’est pas le cas chez les plus âgés. Les plus de 60 ans ont toujours un taux d’incidence bien plus faible que le reste de la population (1 227 pour 100 000 habitants contre 4 267 au 30 janvier). Mais ce taux ne baisse pas pour l’instant et il est même en légère hausse chez les plus de 90 ans. "Le variant Omicron a commencé à circuler chez les plus jeunes", souligne Samuel Alizon, et sa propagation chez la population la plus âgée est décalée, ce qui pourrait se ressentir sur le nombre d’hospitalisations voire de décès."
[...]
"En théorie, le pic du nombre de dépistages se répercute une semaine plus tard sur les hospitalisations et encore une semaine après dans les données de mortalité", rappelle Samuel Alizon. Conséquence : les chiffres des décès ne montrent pour le moment pas de baisse significative. La France compte encore une moyenne de 264 morts quotidiennes liées au Covid-19 au 1er février.
"Plus généralement, il faut se garder de se focaliser seulement sur le pic épidémique car la vitesse de la descente du pic est encore plus importante", note le chercheur du CNRS. Ainsi, "une descente lente, voire un long plateau, pourrait causer au final bien plus de cas que la montée. Certes on ne dépasserait pas les capacités maximales du système hospitalier, mais cela pèserait sur les soignants et aussi sur tous les patients dont les soins seraient reportés".
Covid-19 : le pire de la cinquième vague est-il vraiment "derrière nous", comme l’affirme Olivier Véran ? France Info 3/02/22