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Vagues à lame - epujsv - 7 juillet 2022 à 00:51

Covid-19 : pourquoi le pic de contamination de la septième vague est si difficile à prévoir
"Les freins sont multiples. Surtout, selon un épidémiologiste, aucun scénario n’aurait encore été établi à ce jour en France pour la nouvelle montée épidémique liée aux nouveaux variants BA.4 et BA.5."

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Parce qu’il n’existe pas de projections pour cette vague

"Il s’agit de la première vague en France pour laquelle nous n’avons pas de projection."

Samuel Alizon, directeur de recherche au CNRS, rappelle à franceinfo que "personne ne peut prévoir le futur" et que les spécialistes ne peuvent qu’élaborer "des scénarios pour capturer le champ des possibles". Il souligne que cela a été fait avec succès, en France, pour la vague liée au sous-variant BA.2, qui a sévi en mars. Mais en réalité, aucun scénario n’aurait encore été établi à ce jour pour la nouvelle montée épidémique liée aux nouveaux variants BA.4 et BA.5, explique à franceinfo l’épidémiologiste Mircea Sofonea, qui travaille avec Samuel Alizon au sein de l’équipe ETE, à Montpellier.

Cette équipe est l’un des centres de recherche français les plus en pointe depuis le début de la pandémie. Jusqu’à encore récemment, ETE publiait régulièrement des modélisations à partir des données hospitalières afin d’anticiper la date et la hauteur des pics épidémiques de Sars-CoV-2 en France. Mais ce travail n’a pas été effectué pour cette septième vague. Les chercheurs regrettent un manque de moyens. "Je passe une partie importante de mon temps à répondre à des appels à projets pour obtenir simplement les moyens de faire de la recherche", regrette Mircea Sofonea, qui affirme avoir essuyé plusieurs refus ces derniers mois auprès d’organismes comme l’Agence nationale de la recherche, qui finance les recherches publiques en France.

Samuel Alizon juge lui aussi que "la principale difficulté actuelle" concernant les projections de la septième vague réside dans "le manque de soutien matériel pour nos équipes et le désintérêt des autorités". "Seule la Région Occitanie et l’université de Montpellier ont soutenu notre travail constant de projection des besoins hospitaliers", précise Mircea Sofonea.

L’absence de données fiables, locales et actualisées est également mise en cause. “La dernière étude que nous avons en France sur les lieux et les circonstances de contamination, menée par l’équipe d’Arnaud Fontanet à l’Institut Pasteur, date d’août 2021. Or depuis, le contexte sanitaire – variants, mesures et comportements – a changé", s’alarme Mircea Sofonea.

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France Info 2/07/22


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