C.A Gustave, 20 octobre 2022
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"A l’heure des rappels vaccinaux "automnaux" (en France on aime bien les adjectifs saisonniers, comme "les virus de l’hiver" , je voudrais répondre aux commentaires qui se plaignent de ces rappels vaccinaux sur le mode "d’abord 2 doses, après 3, puis 4..."
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10/19
Notre réponse immunitaire est ainsi faite :
D1 - D2 - D3 = primo-vaccination = réponse décuplée après chaque dose
D4... = rappels = réponse restaurée au niveau maximal atteint à D3
11/19
Le problème de définition pas à jour (primo-vaccination complète à D2 au lieu de D3), n’est pas limité à la France. Les USA et le CDC ont débattu+++ à ce sujet, mais surtout en raison de l’impact sociologique que cela peut avoir.
12/19
C’est pourtant une question d’immunologie :
A) la césure "primo-vaccination/rappels" ne dépend pas du virus mais de la réponse immunitaire de l’hôte
B) elle est définie par le passage d’un effet "boost" à un effet de "restauration"... On ne l’identifie donc qu’à posteriori.
13/19
On reste sur "primo-vaccination = 2 doses" pour 2 raisons :
A) lacunes scientifiques et défaut de maintien des recommandations à jour
B) cause sociologique (population à très forte défiance anti-vaccinale
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ATTENTION : pour les patients immunodéprimés, le schéma vaccinal est différent. On ne raisonne pas en termes de "prime + boost".
On teste d’abord si le système immunitaire est capable de répondre au vaccin.
Si oui, on cherche alors à en maximiser la réponse.
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17/19
Cela signifie que dans ce délai de 4 mois depuis D3, un % significatif d’individus vaccinés a perdu sa protection immunitaire acquise (la ↗️ de ce % accélère après 4 mois)
Donc pour éviter une ↗️ de risque aux individus, l’accès aux rappels doit être possible après 4 mois
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Là encore, le maintien arbitraire à 6 mois repose sur :
A) lacune scientifique de mise à jour
B) objectifs uniquement hospitaliers et pas de protection des individus
C) sociologie (pop à forte composante anti-vaccinale)"
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