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Vagues à lame - epujsv - 2 février 2023 à 20:17

C.A Gustave, 1er février 2023

"1/16
Si on souhaite aligner le narratif CoVID sur celui de la grippe, plusieurs éléments devraient être vérifiés/ajustés afin d’avoir des comparaisons pertinentes. Petit thread pour en citer quelques-uns...

2/16
A) La saisonnalité.
Sur ce point, la CoVID en est loin puisqu’en 2022, nous avons eu 5 vagues, en toutes saisons, avec notamment une vague estivale d’ampleur > à celles de fin d’année.
NOTE : il faut regarder la prévalence réelle (indépendante du recours aux tests

4/16
B) Distinction "pour/avec"
Depuis la CoVID, les indicateurs épidémiologiques ont été divisés en 2 groupes.
Les cas/décès "pour" CoVID (où la CoVID est considérée comme 1ère contributrice par le clinicien).
Les cas/décès "avec" CoVID (où la CoVID à un rôle secondaire)...

5/16
Si on applique cette distinction pour la CoVID, alors on doit aussi l’appliquer aux indicateurs de la Grippe.
Pour rappel, la quasi-totalité des décès grippaux surviennent chez des patients âgés, porteurs de comorbidités, et quasiment toujours via des complications 2dr...

6/16
En l’occurrence, décompensations d’autres pathologies, surinfections bactériennes... Donc des décès qu’on classerait en "avec" s’il s’agissait de CoVID. Les décès "pour" grippe, très rares, concernent plutôt les sujets jeunes, immunocompétents...

7/16
Il s’agit de tableaux cliniques d’hyper-inflammation pulmonaire suivie de sepsis sévère, qu’on appelle "grippe maligne". Ces décès, très minoritaires, seraient classés en "pour" s’il s’agissait de CoVID...

8/16
Enfin, il faut aussi aligner les définitions !
La CoVID est une définition étiologique. La comptabilisation d’un cas, hospitalisation, ou décès CoVID, nécessite un TEST VIROLOGIQUE. La comptabilisation n’est possible que si l’infection par SARS-CoV-2 est documentée

9/16
A l’inverse, pour la grippe on utilise en fait une définition syndromique (uniquement clinique, sans recours à un test virologique). Le paramètre réellement comptabilisé est appelé "syndromes grippaux" ou "pseudo-grippaux"...

10/16
Le problème de ce paramètre syndromique, est qu’il englobe TOUS les virus capables d’induire un syndrome grippal, et pas seulement les virus Influenza (seuls virus responsables de la Grippe).
Il en découle une surestimation des cas/hospitalisations/décès liés à la Grippe...

11/16
SPF indique ce biais dans ses bulletins hebdomadaire, mais cet avertissement n’est pas repris lorsque ces indicateurs sont utilisés dans les médias, voire même par les médecins. Cela nourrit la désinformation auprès du Grand Public...

12/16
Plus le dépistage CoVID devient SOUS-dimensionné par rapport à la prévalence des infections par SARS-CoV-2, plus le % de cas de CoVID qui ne sont pas identifiés comme tels ↗️.
Ils basculent alors dans les catégories définies uniquement sur le plan syndromique...

13/16
C’est-à-dire "syndrome grippal", "syndrome pseudo-grippal", "infection respiratoire aiguë"...
Ces définitions se retrouvent alors "polluées" par les cas de CoVID pas documentés sur le plan virologique, et donc pas comptés en CoVID...

14/16
Le problème est qu’avant 2020, la CoVID n’existait pas. Donc cette pollution n’existait pas.
La comparaison des données épidémiologiques avant/après 2020 est donc biaisée si on ne corrige pas les définitions pour tenir compte du nouveau paramètre (la CoVID)...

15/16
Si on veut comparer CoVID et Grippe, alors on doit aligner les définitions.
Si on utilise une définition étiologique (basée sur un test virologique) pour la CoVID, alors on doit faire de même pour la Grippe et ne compter que les cas qui ont été testés virologiquement !

16/16
Bref, entre l’absence de saisonnalité, indicateurs "pour/avec" pas utilisés pour la Grippe, et définitions pas homogènes, la pertinence d’une comparaison CoVID/Grippe est bien faible, les biais nombreux.
Puisqu’on vise l’endémie, ces réajustements sont nécessaires."

Je crains que ces réajustements ne soient jamais faits. Je crains qu’à l’inverse le covid soit voué à être totalement noyé dans les syndromes grippaux, infections respiratoires. Pour que le narratif de retour à l’état pré-pandémique puisse prendre, il faut bien magouiller les chiffres et les définitions d’une façon ou d’une autre. Aujourd’hui François Braun a déclaré dans une introduction à un colloque sur le covid 19 à la Sorbonne " sa volonté de lutter contre les fake news en matière de santé" (cf Nicolas Berrod). Ca laisse incrédule. Oui, il y a toutes sortes de fakes news qui défient l’entendement : dont celle-ci ( sa volonté de lutter contre les fausses informations, fausses nouvelles) qui est déjà en soi une fake news. S’il se mettait à lutter contre, il lutterait contre lui-même. Son rôle gouvernemental, politique et économique est au contraire d’alimenter, favoriser la désinformation, le mensonge. Et s’assurer un parterre de relais divers et variés.


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