Alors selon vous, la police ne serait donc jamais responsable de rien.
Où ai-je dit cela ? Y a t il d’ailleurs une seule organisation syndicale de policiers pour dire des énormités pareilles ? J’ai dit au contraire qu’il fallait s’inquiéter si la police, comme corps de fonctionnaires, suivait la pente qui tend à la faire se sentir autonome, sans comptes à rendre à personne. Pour le reste, le travail de la police est encadré par des lois et un code de déontologie. Le policier, comme personne, est justiciable comme n’importe quel citoyen. J’ai simplement dit que, dans l’univers de violence dans lequel ils évoluent, les flics avaient - parfois - un état d’esprit et un langage qui peut choquer les belles âmes. Mais encore une fois, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac. Sans oublier que les flics sont notés, font une carrière, ont une hiérarchie ... Le premier flic de France, le ministre de l’intérieur, est désigné par un Président élu. Donc, en théorie, il y a en dernier ressort un contrôle démocratique. Par exemple l’utilisation de certaines armes pour le maintien de l’ordre, contestées à cause de leur dangerosité, le fameux LBD 40, a été permise par une décision politique. On en revient donc toujours au même problème : des institutions qui ne fonctionnent pas, ou qui fonctionnent mal, une démocratie qui part à vau-l’eau, et qui est plutôt une oligarchie d’ailleurs qu’une démocratie véritable ...