Palestiniens d’Israël : « Les quelques ponts qui existaient sont brisés »
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"Mais comme presque tout le monde, Abed pense que tout a changé le 7 octobre. « Je prévois un conflit majeur à l’intérieur de la communauté arabe, sur l’utilité de notre participation à la vie politique israélienne. Avant, on pouvait être à la Knesset et faire partie du peuple palestinien. Aujourd’hui, on nous demande de choisir. »
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« Surtout, les quelques ponts qui existaient sont brisés : beaucoup de Palestiniens citoyens d’Israël s’inquiètent du fait que ce soient leurs collègues, leurs voisins, leurs amis israéliens qui les dénoncent. »
Tous les politiciens arabes à la Knesset ont publiquement condamné les attaques du 7 octobre, mais même la plus minime modération est inacceptable. « Dans mon discours, j’ai juste demandé qu’on protège les enfants des deux côtés, raconte Aida Touma-Sliman, parlementaire pour le parti à tendance communiste Hadash. Et Meirav Ben-Ari, députée pour le parti centriste Yesh Atid, a commencé à crier qu’il ne pouvait pas y avoir de symétrie. Si on ne peut pas tomber d’accord sur l’innocence des enfants, où va-t-on ? »
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