"Au 30e jour du conflit au Proche-Orient, dimanche 5 novembre, le gouvernement israélien reste sourd aux appels au cessez-le-feu qui se sont exprimés dans les rues de nombreux pays la veille, rassemblant 60 000 personnes selon la CGT à Paris, 19 000 selon la préfecture.
À Washington, des dizaines de milliers de manifestants ont intimé au président américain Joe Biden d’intervenir en faveur de la paix et d’interrompre son aide financière et militaire à l’État hébreu. Aux États-Unis, le conflit sème la pagaille chez les démocrates.
Mais les frappes de l’armée israélienne sur Gaza se poursuivent, alors que selon un dernier bilan du ministère de la santé palestinien, 9 770 personnes dont 4 800 enfants ont été tués côté palestinien depuis le 7 octobre (soit 300 nouveaux décès recensés lors des vingt-quatre dernières heures).
Black-out à Gaza, intenses bombardements à Gaza-ville
Ce dimanche 5 novembre s’achève sous les bombes à Gaza-ville et dans le nord de la bande de Gaza, où d’intenses bombardements ont repris, rapportent Haaretz et l’Agence France-Presse (AFP). Les déflagrations étaient tellement puissantes qu’elles pouvaient être entendues depuis Rafah, à l’extrême sud du territoire palestinien, selon un journaliste de l’AFP sur place. Selon le service de presse du gouvernement du Hamas, l’armée israélienne menait « d’intenses bombardements » autour de plusieurs hôpitaux dans le nord de la bande de Gaza.
Un peu plus tôt, l’entreprise de télécommunication palestinienne Paltel annonçait un black-out complet : « Nous avons le regret d’annoncer la coupure totale des communications et des services internet à Gaza après que la partie israélienne a débranché les serveurs », a indiqué Paltel dans un communiqué. Les lignes téléphoniques et d’Internet dans la bande de Gaza ont donc été coupées ce soir par Israël, pour la troisième fois depuis le début de la guerre le 7 octobre.
Ces black-out ont des conséquences dramatiques : sans électricité, les chances de survie dans les hôpitaux à Gaza sont drastiquement réduites, comme le rapportait déjà Maha Husseini, de l’organisation Euro-Med Human Rights Monitor, à Mediapart au début des bombardements israéliens
Fil du jour, Médiapart, 5 novembre