Rassemblement pour les otages du Hamas au Trocadéro : « Trente jours, qu’avez-vous fait pour eux ? »
Libération, 7 novembre 2023
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"Organisé à Paris par l’association des familles d’otages en Israël, le collectif du 7 octobre et le Conseil représentatif des institutions juives (Crif), cet événement s’est aussi tenu simultanément à Copenhague, New York et dans d’autres villes du monde."
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« Ce sont des membres des collectifs, d’autres associations ou encore des Israéliens présents en France qui sont là aujourd’hui », explique Aurélie Assouline, organisatrice de l’événement, fondatrice du collectif 7 octobre et adjointe au maire Les Républicains du XVIIe arrondissement de Paris.
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« Nous souhaitons interpeller la communauté internationale, pas uniquement les gouvernements, précise Aurélie Assouline. Je pense qu’ils font leur travail et sont impliqués. Je fais pleinement confiance au gouvernement israélien et à ses services qui font tout pour les retrouver. » Sa sœur, qui l’accompagne, précise : « Par contre, nous avons vraiment l’impression que les ONG et les associations de défense des minorités ne sont pas impliquées. L’Unicef, qui est censée être en charge des enfants, est silencieuse et on ne trouve rien sur le site d’Amnesty International. » Pour la responsable du collectif 7 octobre, il est nécessaire d’intensifier « la pression médiatique » afin que ce mouvement de soutien et de sensibilisation ne soit plus porté « majoritairement par la communauté juive ». Mais « nous devons tous être ensemble », déclare-t-elle.
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A ses côtés, Eve opine de la tête. Cette Israélienne de 41 ans est dévastée par le sort qui s’est abattu sur sa famille. Son cousin habitait dans le kibboutz de Kfar Aza avec sa femme et leurs quatre enfants. « Le père et sa plus grande fille ont été tués devant les yeux de leur famille. Sa femme et ses trois enfants de 17, 11 et 9 ans, sont otages aux mains du Hamas », soupire-t-elle les yeux embués.
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« Les assassinés des kibboutz du sud font partie de la gauche israélienne. Ce sont des gens très pacifistes. Ma famille embauchait des Gazaouis dans ses usines, allait manifester contre le gouvernement d’extrême droite, était très impliquée dans des manifestations de femmes palestiniennes. Je ne comprends pas comment tout cela est possible. »
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A quand de grandes manifestations pour la libération des otages, le cessez-le-feu immédiat, l’arrêt du génocide et de l’apartheid des Palestiniens, pour enquête et jugement par les cours de justice internationale de crimes contre l’humanité du Hamas, de génocide du gouvernement Netanyahou et de complicité des Etats soutiens à ces despotes ? Justice pour le peuple, guerre aux tyrans.