"L’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a indiqué que ses installations ont été attaquées 220 fois depuis le début de la guerre, dont 63 fois directement. 1,4 million de Palestiniens sont hébergés dans 155 installations de l’Unrwa, réparties dans les cinq gouvernorats de la bande de Gaza, et un demi-million d’autres résident dans les environs. Seuls cinq des 22 centres de santé de l’agence onusienne sont encore opérationnels dans les parties centrale et méridionale de l’enclave, a précisé l’organisation dans son dernier rapport."
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"23.084 personnes ont été tuées et 58.926 autres blessées dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre, rapporte le ministère de la Santé du Hamas, selon l’AFP. Dans les dernières 24 heures, le bilan s’établit à 249 morts, ajoute le ministère, notant que les morts et les blessés sont majoritairement des femmes et des mineurs."
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"Deux experts des droits de l’homme des Nations unies ont demandé que les auteurs de nombreux crimes présumés, notamment des violences sexuelles, commis lors de l’attaque du 7 octobre sur le sol israélien par le Hamas, soient punis, selon l’AFP. « Les preuves de plus en plus nombreuses de violences sexuelles signalées sont particulièrement poignantes », ont déclaré la rapporteuse spéciale de l’ONU sur la torture Alice Jill Edwards et le rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires Morris Tidball-Binz dans un communiqué. Ils ont dénoncé des « allégations de torture sexuelle (notamment) des viols, viols collectifs, agressions sexuelles, mutilations et tirs sur les parties génitales ». « Des corps de femmes ont été retrouvées avec des vêtements remontés jusqu’à la taille, des sous-vêtements enlevés ou déchirés ou tachés de sang », ont-ils ajouté."
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"De retour à Gaza, Ghassan Abu Sitta, un médecin britannico-palestinien habitué des guerres, décrit un conflit meurtrier d’une intensité inédite, espérant que son témoignage auprès de la police britannique donnera lieu à des poursuites pour crimes de guerre. Pour lui, l’intensité de la guerre dépasse celle des autres durant lesquels il a déjà travaillé, à Gaza, en Irak, Syrie, Yémen et au Liban-Sud. Plus de détailsici : De retour de Gaza, un médecin raconte un "tsunami" de mort et de douleur, et des crimes de guerre. Pour Ghassan Abu Sitta, l’intensité du conflit dépasse celle des autres durant lesquels il a déjà travaillé, à Gaza, en Irak, Syrie, Yémen et au Liban-Sud : « c’est la différence entre une inondation et un tsunami, l’ampleur est complètement différente »."
L’Orient-le-Jour, 8 janvier 2024