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À la masse ! - epujsv - 2 février 2024 à 20:31

"Pour avoir un aperçu de ce que cela signifie pour les Palestiniens d’être les victimes d’une violence structurelle, nous pouvons nous tourner vers le grand écrivain palestinien Ghassan Kanafani, qui a écrit un jour que "nos vies sont comme une ligne droite qui marche dans la honte et le silence à côté de la ligne de notre destin ; mais les deux sont parallèles, et ne se rencontreront jamais". Vivre à l’ombre d’un mur, du mauvais côté d’une clôture ou à l’extrémité d’un système discriminatoire, c’est vivre "en présence de l’absence", c’est être hanté par le fantôme de son moi potentiel - la personne que l’on aurait pu devenir s’il n’y avait pas eu ce mur, cette clôture, cette loi, cette structure. Dans le récit de Kanafani, la vie que les Palestiniens étaient censés vivre hante chacun de leurs pas. Elle se déroule parallèlement, et au vu et au su de leur imagination, comme un rappel et une humiliation quotidiens, à côté desquels ils se traînent en silence et dans la honte.

Telle est l’agonie de la violence structurelle à laquelle les Palestiniens ont dû faire face tout au long de l’année 2023, et pendant les longues années et décennies qui l’ont précédée. Mais comme le montre le graphique, la couverture médiatique ne semble s’intéresser qu’aux explosions de violence cinétique. Pourquoi la violence structurelle n’est-elle pas prise en compte ?"
Comment le cycle de l’information passe à côté de la violence prédominante en Israël-Palestine
+972 magazine, 2 février 2024 (trad. google)


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