The National, 23 février 2024
" Le commissaire général de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, a déclaré jeudi dans une lettre adressée à l’Assemblée générale de l’ONU qu’il craignait que Gaza ne soit « au bord d’un désastre monumental avec de graves implications pour la paix, la sécurité et les droits de l’homme dans la région ». M. Lazzarini a déclaré que l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens avait atteint un point de rupture, après les appels répétés d’Israël à son démantèlement et le gel des financements par les donateurs à un moment de « besoins humanitaires sans précédent à Gaza ». « En un peu plus de quatre mois, à Gaza, il y a eu plus d’enfants, plus de journalistes, plus de personnel médical et plus de personnel de l’ONU tués que partout ailleurs dans le monde lors d’un conflit », a-t-il déclaré. "Plus de 150 locaux de l’UNRWA ont été touchés par des bombardements ou des bombardements, tuant plus de 390 personnes et en blessant plus de 1 300." Israël affirme que 12 membres du personnel de l’UNRWA ont été impliqués dans les raids menés par le Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre. Les principaux donateurs ont depuis gelé leur financement. M. Lazzarini a déclaré que 16 pays donateurs ont annoncé avoir suspendu leurs contributions à l’UNRWA, pour un montant total de 450 millions de dollars.
Il a déclaré que les appels lancés jeudi par le gouvernement israélien en faveur de « la fermeture de l’UNRWA ne concernent pas la neutralité de l’agence ». « Ils cherchent à éliminer le rôle de l’UNRWA dans la protection des droits des réfugiés palestiniens et dans son rôle de témoin de leur sort continu », a-t-il prévenu. M. Lazzarini a également énuméré les façons dont, selon lui, « les responsables israéliens ont confondu de manière trompeuse l’UNRWA avec le Hamas, pour perturber les opérations de l’UNRWA et appeler au démantèlement de l’agence »."
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L’Orient-le-Jour, 23 février 2024
" Les armes transférées à Israël pour être utilisées à Gaza sont susceptibles de violer le droit humanitaire international et doivent cesser immédiatement, selon un avertissement publié aujourd’hui par des experts des Nations unies. L’ONU a rappelé dans un communiqué que les transferts d’armes "sont interdits même si l’État exportateur n’a pas l’intention d’utiliser les armes en violation du droit - ou ne sait pas avec certitude qu’elles seraient utilisées de cette manière - tant qu’il y a un risque clair”. L’ONU rappelle également que l’exigence d’un embargo sur les armes à destination d’Israël est "renforcée" à la suite d’une première décision de la Cour internationale de justice en janvier, selon laquelle il existe un "risque plausible" de génocide à Gaza"