Un rapport de l’UNRWA indique qu’Israël a contraint certains employés de l’agence à admettre faussement leurs liens avec le Hamas
"L’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens a déclaré que certains employés libérés à Gaza après avoir été détenus par Israël ont déclaré avoir subi des pressions de la part des autorités israéliennes pour qu’ils déclarent faussement que l’agence avait des liens avec le Hamas et que son personnel avait participé aux attaques du 7 octobre.
Ces affirmations sont contenues dans un rapport de l’UNRWA daté du mois dernier, qui détaille les allégations de mauvais traitements en détention israélienne formulées par des Palestiniens, dont plusieurs travaillant pour l’agence.
La directrice des communications de l’UNRWA, Juliette Touma, a déclaré que l’agence prévoyait de transmettre les informations contenues dans ce rapport non publié de 11 pages à des agences à l’intérieur et à l’extérieur de l’ONU spécialisées dans la documentation des violations des droits de l’homme.
« Lorsque la guerre prendra fin, il faudra mener une série d’enquêtes pour enquêter sur toutes les violations des droits de l’homme », a-t-elle déclaré.
Le document indique que plusieurs employés palestiniens de l’UNRWA ont été arrêtés par l’armée israélienne et ajoute que les traitements et les abus qu’ils affirment avoir subis comprenaient des passages à tabac sévères, des simulations de noyade et des menaces contre leurs proches.
« Les membres du personnel de l’agence ont fait l’objet de menaces et de coercition de la part des autorités israéliennes pendant leur détention, et ont fait l’objet de pressions pour faire de fausses déclarations contre l’agence, notamment en affirmant que l’agence aurait des affiliations avec le Hamas et que des membres du personnel de l’UNRWA auraient participé aux atrocités du 7 octobre. », dit le rapport."
Reuters/The National (trad.google), 8 mars 2024
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L’Orient-le-Jour, 9 mars 2024
"A Gaza, les frappes israéliennes ne connaissent aucun répit : les corps de 70 personnes tuées dans des raids menés dans la nuit à travers l’enclave, ont été emmenés dans des hôpitaux, selon le ministère de la Santé du Hamas, cité par l’AFP.
Le bureau des médias du gouvernement du Hamas a fait état de son côté de plus de 30 frappes dans la nuit, dont l’une contre un bâtiment résidentiel dans la ville de Rafah, où s’étaient réfugiées quelque 200 personnes.
A ces morts dans les bombardements s’ajoute désormais le décompte des Palestiniens morts de faim et de soif dans l’enclave. D’après le ministère de la Santé du Hamas, cité par l’AFP, au moins 23 civils sont morts de malnutrition et de déshydratation à Gaza, après le décès de trois nouveaux enfants."
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« Le projet américain de port temporaire à Gaza pour accroître le flux de l’aide humanitaire est une distraction flagrante de la vraie question : la campagne militaire aveugle et disproportionnée d’Israël et son blocus punitif » contre la population de Gaza, a déclaré l’organisation Médecins sans frontières dans un communiqué. « La nourriture, l’eau et les fournitures médicales dont les habitants de Gaza ont si désespérément besoin se trouvent juste de l’autre côté de la frontière (avec l’Egypte, NDLR). Israël doit faciliter l’acheminement de ces fournitures au lieu de le bloquer », poursuit le communiqué de l’organisation, publié sur son compte X. Le texte conclut : « Il ne s’agit pas d’un problème de logistique, mais d’un problème politique. Plutôt que de se tourner vers l’armée pour trouver une solution contournée, les États-Unis devraient insister sur un accès humanitaire immédiat en utilisant les routes et les points d’entrée qui existent déjà. »"