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L’extrême-droite en tête dans toutes les circonscriptions du Cher - epujsv - 29 mai 2026 à 14:55

"L’Assemblée nationale abroge le Code noir : « Ce vote est un début, qu’il soit aussi un avertissement ! »

Les débats qui se sont tenus jeudi 28 mai dans l’hémicycle ont révélé l’hypocrisie du Rassemblement national, tout en résonnant avec l’actualité brûlante des discriminations et du racisme dans la France contemporaine. Nombre de députés ont déploré l’inaction du chef de l’État en la matière.
Médiapart, 28 mai 2026

"Portée par le groupe Liberté, indépendance, outre-mer et territoires (Liot), cette proposition de loi supprime du droit français ce « texte monstrueux » – selon les mots du député socialiste Élie Califer
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Loin d’être une simple discussion mémorielle, la séance a donné une acuité nouvelle aux turpitudes du passé dans une France qui risque de se jeter dans les bras de l’extrême droite l’an prochain. « Abroger le Code noir ne doit pas devenir un geste de purification morale permettant à la République de tourner rapidement la page », a souligné la députée Émeline K/Bidi, membre du groupe Gauche démocrate et républicaine, qui a appelé à « un travail de lutte active contre toutes les formes contemporaines du racisme ».

« Le Code noir n’est pas mort en 1848, il a mué, il s’est glissé dans les assignations, les plafonds de verre, les contrôles au faciès… Ce vote est un début, qu’il soit aussi un avertissement ! », a ajouté l’écologiste Sabrina Sebaihi sous les hauts plafonds d’une institution devant laquelle se dresse toujours une statue de Colbert – et qui dispose également d’une salle à son nom.

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Sous leurs abords consensuels, les débats ont par ailleurs dévoilé le jeu trouble des députés du Rassemblement national (RN) qui ont tous voté « sans hésitation » pour l’abrogation du Code noir, tandis que leurs homologues du Parlement européen, dont Jordan Bardella lui-même, avaient voté contre une résolution faisant de l’esclavage « un crime contre l’humanité » le 19 juin 2020.

Alors que moins de la moitié des députés RN siégeaient dans l’hémicycle (Marine Le Pen s’est illustrée par son absence), Julien Odoul a jugé que l’histoire « complexe » de l’esclavage était l’objet d’une « réécriture » et d’une « instrumentalisation », tout en affirmant que Napoléon avait aboli l’esclavage. « Nos compatriotes ultramarins attendent Marine Le Pen pour régler les problèmes de pouvoir d’achat, de service public et d’ensauvagement. Ils attendent le RN pour régler leurs problèmes de 2026, et pas leurs problèmes d’il y a quatre siècles ! », a-t-il ajouté, déclenchant la bronca de ses collègues.

« Révisionnisme ! », a accusé Alexis Corbière, quand la présidente du groupe insoumis, Mathilde Panot, a indiqué qu’une députée d’extrême droite s’était plainte que le « racisme anti-Blancs » ne soit pas à l’ordre du jour – le député RN Sébastien Chenu, qui prenait la parole ensuite, n’a pas démenti. Sa collègue Gabrielle Cathala a quant à elle rappelé que le nouveau maire RN-Reconquête de Vierzon (Cher) avait tout bonnement annulé la journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage il y a une quinzaine de jours."

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