"L’espoir meurt à nouveau, dans une langue que seule Gaza parle
"Dans sa chronique, le journaliste et traducteur Ibrahim Badra décrit le vertige des Gazaouis devant les massacres qu’ils subissent depuis plus d’un an et demi. « Massacre », un mot devenu banal, quotidien, mais qui laisse des traces indélébiles dans les corps et dans les âmes.
Médiapart, 13 juillet 2025
"Quel crime avons-nous commis ? Pourquoi devons-nous supporter un tel massacre, le sang, la destruction ? Pourquoi vivons-nous dans des tentes, sous la chaleur mortelle de l’été et le froid mordant de l’hiver ? Sommes-nous des numéros ? Sommes-nous des cercueils qui respirent ? Pourquoi le monde est-il silencieux ? Où sont les gouvernements ? Où sont les organisations des droits humains ? Pourquoi tout le monde reste-t-il les bras croisés ? Pourquoi n’avons-nous pas droit au cessez-le-feu comme entre l’Inde et le Pakistan ? Ou entre le Yémen et les États-Unis. Ou encore l’Iran et les États-Unis. "