le contrôle des médias est un enjeu stratégique pour les libéraux.
A la différence des dictatures communistes qui basaient le contrôle de l’opinion essentiellement sur la censure des medias, la dictature libérale utilse les medias à son compte d’une manière beaucoup plus fine et efficace pour contenir l’opinion.
Un exemple caractéristque de la propagande libérale a été l’émission intitulée « La France en faillite ? » diffusée dimanche dernier sur France 5. Présentée par Nicolas Beytout, PDG des Echos et membre du comité d’éthique du Medef, elle était composée d’un docu-fiction intitulé « 2017, chronique d’une faillite annoncée » suivi d’un débat.
Durant 52 minutes de pédagogie de la soumission, on a été abreuvé de discours alarmistes idéologiquement orientés pour aboutir, un jour de juillet 2017, à la déclaration de mise en faillite de la France avec cessation de paiement des fonctionnaires, quasi guerre-civile et mise sous tutelle du FMI ! Une fiction anxiogène où l’idée est de convaincre le spectateur qu’il devra se soumettre, accepter de nouvelles réformes, pour échapper au pire. Bref : « laissez Sarko travailler en paix, sinon voilà ce qui arrivera inéluctablement »
Dans le débat qui s’en est suivi, dans un décor tout aussi anxiogène (avec en fond d’écran, un compteur égrenant inlassablement l’augmentation de la dette et un chronomètre inarrêtable lancé dans une course folle vers une fin fatale), le point d’interrogation du titre de l’émission a été définitivement supprimé. Durant 90 minutes, on a été abreuvé de caricatures sur le thème « La France n’arrive pas à juguler ses déficits. Elle accumule sa dette, telle une boule de neige énorme. Si rien n’est fait, la France sera bientôt en cessation de paiement ». Et « ce qui doit être fait », c’est réduire le nombre de fonctionnaires, réduire drastiquement la protection sociale et les retraites, et bien évidemment baisser les salaires. Les quelques intervenants (invités pour faire croire a un débat) qui tentaient de faire remarquer que si crise il y a, c’est bien une crise du libéralisme, et que le renflouement des banques va encore faire grossir la dette, étaient systématiquement interrompus dans leur développement ou ignorés par des sourires condescendants.
Alors que la dette publique est un problème d’importance qui devrait nécessiter la collaboration de tous, les libéraux en font un épouventail pour promouvoir leur religion : « Le problème, c’est l’Etat, et il faut le réduire au minimum ».
France 5 a été conçue comme « la chaîne du savoir et de la connaissance » Dimanche, durant plus de deux heures, elle s’est transformée en « chaine de la propagande libérale ».