Hum ... j’ai beau relire, je ne vois pas de second degré. J’ai lu l’article comme une mise en dérision de nos décideurs politiques qui s’apercoivent soudain qu’on fait l’apologie de la pornographie à Emmetrop (quelle découverte !), et qui les appelle à se décoincer (étant entendu que, si l’on n’aime pas le porno, on est "coincé", "peine à jouir", "frigide" et autres joyeusetés) ... puis ça se termine par un appel à quitter nos peurs concernant la « pornographie et les enfants » (je cite texto), qui ne peuvent que tirer profit "d’une bonne leçon de cul". D’où j’en déduis qu’on pose une certaine équivalence entre la sexualité et pornographie, et par voie de conséquence, qu’émettre des réserves vis à vis de celle-ci, c’est refouler celle-là. Je dis simplement que ce discours(*) fait bien les affaires de l’industrie porno, et pose des questions éthiques, dans la mesure où la cause des enfants me semble un peu escamotée.
Mais l’auteur va peut-être pouvoir nous éclairer.
(*) sophistique en plusieurs points : 1) car reconnaître la sexualité, même des enfants (car les enfants ont une sexualité !) ce n’est pas légitimer la pornographie industrielle 2) car c’est oublier le mode d’appréhension du monde propre aux enfants et leur imposer des images et des scènes qu’ils ne sont pas en capacité de mettre à distance. Ce qui n’est rien d’autre que de leur faire subir une violence symbolique tout à fait destructrice, et en rien "structurante" de leur personnalité ou de leur vie érotique.