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De l’art ou du cochon ? - 21 avril 2009 à 18:38

Ce "2 Gaules" : est-ce une "oeuvre" de tom de Pékin ? Si oui, dans ce cas, cela nous ramène au CM2 quand on riait avec les vannes sur le nom du Général. "2 gaules"... "Il a la gaule".. "J’ai la gaule"... Enfin, tout ça me rappelle l’époque disparue des concours de "celui qui pisserait le plus loin". Mais puisqu’on est dans le sujet de Tom de Pékin, il est bien normal de parler aussi des "concours de branlette" de la même époque, bien peu pédagogiques car le gagnant était celui qui éjaculait le premier. Et quelle victoire !!! Les gagnants étaient souvent des éjaculateurs précoces, maladie masculine aujourd’hui reconnue par tous psychologues ou sexologues compétnts. Ah, quelle belle époque disparue : c’était le temps béni où les garçons se contre-foutaient du plaisir féminin. Aucun sentiment de culpabilité ! Aucune exigence de notre temps contemporain : les filles n’avaient rien à dire là dessus et "l’affaire" (c’est comme ça qu’on disait) ne durait jamais plus de 3 minutes. Et encore, on imagine bien qu’avec les gagnants de nos concours, ça se limitait à quelques secondes. Les filles repartaient contentes ou en tous cas, elles semblaient contentes car à cette époque, impossible de parler de la jouissance féminine. Je répète : quel temps béni ! Aucune question, aucun soupçon, aucune critique : l’HOMME repartait le coeur léger et les couilles vidées en quelques secondes ! Aujourd’hui, c’est tout le contraire : les jeunes sont abreuvés de pornographie et contemplent des hommes avec d’énormes pénis qui sont comme des mitraillettes, c’est-à-dire à plusieurs coups et "l’affaire" semble occuper des temps dignes des jeux olympiques. De "l’autre côté", le "continent noir" s’est réveillé et les jeunes filles de 2009 connaissent enfin leur corps : rares sont celles qui ignorent leur "droit de jouir". Alors, on imagine la difficulté dans laquelle se retrouvent les jeunes garçons. Les questions doivent fleurir : comment "faire l’amour" pendant 2 heures ? Comment allonger leur organe pour atteindre ce qu’ils croient être la normalité (le chanteur populaire Orelsan parle de son "21 cm") ? Comment éjaculer à l’infini, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois... telle une fontaine de sperme ? Comment faire hurler de plaisir sa compagne ? Comment être certain que ces cris féminins ne sont pas que des simulations ? Et inutile d’évoquer les gagnants des concours de branlette ! Aujourd’hui, soit ces gagnants sont relégués au rang des derniers des derniers , soit ils se perçoivent comme handicapés et de "champions de la branlette", ils se retrouvent dans un cabinet de psy...Et comment ne pas insister sur la fameuse question de la DIMENSION du pénis masculin...quand on regarde les dessins de Tom de Pékin qui nous présentent des bites tout aussi massives et longues que celles des films pornographiques ? D’ailleurs, arrêtons de mélanger la fausse nostalgie et les vérités sur le "désordre sexuel" d’aujourd’hui qui efface déjà le temps du "désordre amoureux". C’est évident que ce vieux temps de la certitude du mâle reposait sur l’oppression des femmes : négation totale de la jouissance féminine, négation de la jouissance clitoridienne, sans parler de la négation de l’homosexualité... C’est tout aussi évident que l’argument sur la "pornographie structurante pour les enfants" développé par Bénédicte n’était que la pâle caricature des sophismes ignobles avancés par les vrais pédophiles confondant leurs désirs d’adultes et ceux des enfants.... Bref, tout ce long détour pour regretter que Tom de Pékin n’ait pas échappé aux lieux communs de l’industrie pornographique qu’il dénonce tout autant que l’esthétique porno des pratiques sportives tellement refoulées dans nos démocraties capitalistes qui n’ont rien à envier d’ailleurs aux républiques populaires et socialistes telle que la Chine (sans contrepèterie). En outre, sans vouloir taquiner une certaine esthétique homo de plus en plus dominante, on peut aussi s’interroger sur d’autres lieux communs dont la proximité à la plus crasse des industries pornographiques est plus que troublante sinon disqualifiante : méme révérance pour les "gros et immenses pénis", même fascination pour les grands body buildés, même fantasme d’une Humanité lisse et bronzée, toujours jeune, toujours disponible, toujours plus concurrente, toujours plus sportive... Il en va jusqu’au processus du coloriage apparenté au même esprit kitch... qui va jusqu’à aduler les Chantal Goya ou autres Dalida. Le coloriage, c’est évidemment l’enfance ; c’est surtout l’art du pauvre d’esprit, l’art du pauvre tout court...Enfin, pour terminer, je reste interdit et certainement dépassé devant ma difficulté à comprendre la notion de "queer" à laquelle se rattache Tom de Pékin. "Queer", c’est un mouvement artistique ? J’ose l’espérer car cela permettrait de raccrocher les productions de Tom de Pékin à la sphère de l’art puisque, au passage, je rappelle quand même que cette exposition a lieu dans le site Référent et Modèle de l’Art Contemporain à Bourges. Ultime question : dans un précédent message, vous affirmez que la pornographie est habituelle dans les propositions de l’association emmetrop ; pourriez-vous préciser ce que vous aves souhaité dire par là ? Merci d’avance !


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