Même si je sais que ce message est un poil provocateur et a pour objectif de faire sourire, je vais y répondre sérieusement.
Clairement, je ne suis pas un client du BR et de la NR (ou de la PQR en général). Je "lis" (très rarement désormais après les avoir lu tous les jours il y a maintenant longtemps) ces journaux en quelques minutes, je lis les gros titres en espérant qu’un article attirera mon attention, je regarde éventuellement les photos. Je me fout des faits divers, des avis mortuaires etc. Je "lis" éventuellement les pages sports (et encore...), je survole les articles nationaux...
De plus, je trouve ces journaux extrêmement hideux et donc, de toute façon, désagréables à lire (le format tabloïd n’y change malheureusement rien).
Bref, en gros, comme beaucoup de gens, je pourrai me contrefoutre de la disparition de la NR ou de l’avenir du BR. Pourtant, je vais employer les grandes phrases, la presse est un des piliers de la démocratie. Et donc, par principe, on ne peut que regretter qu’un journal disparaisse. Car, même si ils ont un faible intérêt pour beaucoup d’entre nous, ils permettent de passer un minimum d’informations chaque jour...Alors bien sûr, avec un total de 42000 ventes chaque jour pour le BR et la NR , cela veut dire qu’une bonne partie de la population du Cher se passe très bien de lire la PQR. Mais ce n’est certainement pas une bonne nouvelle pour la démocratie. Cela veut dire qu’une bonne partie de la population n’est pas en prise avec la démocratie locale (puisque pour le national, il y a TF1), ce qui explique certainement les taux d’abstention aux élections. Sans informations, comment aller voter ?
Donc, alors que je trouve ces journaux de piètre qualité à mon goût, ils sont tout de même indispensables. Je défends l’existence de la NR et du BR par principe. Du coup, je comprends parfaitement les réactions des politiques, des élus, pour qui, la disparition d’un journal, est une chance de moins pour la démocratie...et une chance de moins de pouvoir faire passer simplement leurs messages à la population.