Bah voilà, c’est le premier week end de la rentrée dans la cité berruyère avec une sorte d’apathie molle où seules les mauvaises nouvelles tombent : la mort programmé d’un journal (plus de NR depuis 2 jours...), la préfète convoquée chez Hortefeux pasque le Cher serait champion de la délinquance alors que Lepeltier nous impose une forêt de caméras de surveillance qui a transformé Bourges en véritable cauchemar ultra-sécuritaire de science fiction, une nouvelle fliquette en chef qui vient compléter un trio féminin de choc à la tête de la répression berruyère (Catherine la préfète, Laurence, la nouvelle commissaire dirlo adjoint départementale de la sécurité publique, Ghislaine, la numéro 3 de la flicaille départementale - comme le précise le Berry rép : ""Avec cette souriante commissaire, le commissariat de Bourges se féminise encore plus..."), des nouvelles de Jacques Monsieur, trafiquant d’armes serré et jugé en Berry au début des années 90 et qui a refait surface au States pour se faire arrêter en août dernier à New York... et puis les neuneux au pouvoir qui se déguisent encore et toujours pour rejouer la comédie royaliste dans leurs foutues Nuits et Lumières. Mais la réalité est là, même si on veut la cacher : une ville qui chute irrémédiablement avec la perte annoncée d’une média majeur ( quand on pense à l’ambiance d’omerta qui régnait déjà avec 2 journaux, on imagine ce qui va arriver un seul canard !), des jeunes qui se barrent de cette ville de Bourges réservée aux élites retraitées qui rêvent d’une cité réduite à son patrimoine silencieux, une publicité municipale qui ment effrontément en nous faisant croire à une "Vallée des savoirs" sur le site de Lahitolle (vous avez vu la tronche de ces jeunes bobos à grosses lunettes totalement hilares sur les affiches de propagande de la mairie ?), une nuit berruyère limitée aux vestiges du Moyen Age tandis que toutes les discothèques et bars de nuit subissent fermetures administratives sur fermetures adminsitratives distribuées généreusement par les services de Catherine, la préfète qui "ne fait que répondre aux nombeuses plaintes pour tapage nocturne"... Et puis ce plan ignoble pour flinguer un journal avec toutes les conséquences humaines de tous ces personnels qui vont être licenciés... AH Oui, mais attention ! A Bourges : On crêve en silence, c’est la tradition ! C’est comme si tout le monde s’en foutait, c’est la rentrée, c’est la crise, alors la NR, qu’est ce qu’on en a à foutre ? Le "berry républicain" lui aussi - et c’est un comble de manque de solidarité - joue la concurrence silencieuse à fond ! Quelques lignes, et encore... Faut laisser la NR s’enfoncer, histoire de récupérer à vil prix les restes éventuels ! Le pire dans tout cela, c’est qu’il s’agit de journalistes (entre autres), c’est à dire des vecteurs d’information, du moins c’est le sens du mot "journaliste". Alors on devrait s’attendre à une énorme mobilisation de ces vecteurs d’infos, des articles à foison dans le BR, sur FR3, sur les radios, enfin bref : sur tout ce qui existe en médias. Seulement, en l’occurrence, faut pas se voiler la face : à la Maison de la culture, y avait pas foule, quant aux articles sur cette mort annoncée.... c’est plutôt maigre !
En fait, quand on y pense, y a pas loin à ce que les élites de Bourges rêvent d’une presse limitée au site "Bourges infos" de papy Narboux. Franchement, ça serait plus simple et surtout plus conforme à ce que la ville de Bourges est devenue : une sorte de "Disney land" à la berrichonne !