Moi, je ne sais pas. Je ne travaille pas chez Google. En tout cas, ça ne me parait pas délirant.
Toutes les entreprises d’une certaine taille on un turn-over potentiellement important. Et en général, ce sont les meilleurs qui partent. Toutes les entreprises mettent en place des outils pour tenter de détecter "les talents" qui risquent de partir...et des outils ou moyens pour les retenir : nouveaux projets, rémunération, promotion etc.
Quand vous regardez bien, il n’y a rien d’exceptionnel là-dedans : « La formule mathématique n’a pas été dévoilée en détail, mais elle prend en compte des éléments tels que la rémunération, l’ancienneté et les divers entretiens d’évaluation ». Sauf que Google dont c’est le métier, en a fait un programme. Ce qui choque, c’est que c’est programmé. Mais bon, c’est simplement un automatisation de quelque chose qui est fait habituellement de façon naturelle : tous les responsables d’équipes guettent les signes de démotivation, d’insatisfaction etc. afin d’anticiper dans la mesure du possible. Si vous passez des entretiens annuels, ce n’est pas seulement pour vous noter, c’est aussi pour connaître vos envies, savoir comment vous voyez votre avenir au sein de la société...ou en dehors.
Là où l’article fait peur, c’est avec des formulations du genre « "Pénétrer dans l’esprit" des employés ». Ce genre de formules est totalement abusif. Google ne fait rien d’autres que tenter de gérer au mieux ses ressources humaines, dans l’intérêt de l’entreprise. On a du mal à l’imaginer en France, mais au USA, le rapport de force salariés / employés est, dans de nombreux secteurs, inversé : les entreprises ont du mal à conserver leurs salariés. Et comme ils n’ont pas des préavis de 3 mois, il peuvent se barrer quasiment du jour au lendemain (c’est pour le patronat, le revers de la médaille de la possibilité de licencier sans préavis...).