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Stéphan s’engage - 23 janvier 2008 à 09:41

Si M. Lepeltier bétonne clair et net sur le "Printemps de Bourges" et le "Bourges Basket", le directeur de la rédaction du "Berry républicain", lui, ose se poser des questions dans l’édition de dimanche dernier. Et c’est courageux...face à une telle détermination du Maire sortant. Donc, après la « Nouvelle République », c’est au tour du « Berry républicain » (avec son directeur de rédaction, M. Bernard Stéphan) qui se fend d’un écrit courageux en posant la question des manifestations culturelles et sportives dites « de prestige ». Dans un premier temps, le poisson est noyé dans des considérations généralistes du type « Dans toutes les grandes villes, il y a des manifestation de prestige qui coûtent cher… »…Mais ensuite, il atterrit une première fois sur le « Bourges Basket » pour mieux conclure sur le « Printemps de Bourges ». Son argument est simple et revient à poser cette question : Le PDB coûte cher, il semble rapporter gros à l’économie locale MAIS, comme on n’a jamais fait d’évaluation, est-ce un mal nécessaire ? Et M. Stéphan, de poser la question qui tue : « Le jeu en vaut-il la chandelle ? Cette interrogation fait débat et ne peut-être tranchée qu’avec les chiffres des retombées à l’appui ». Disons le nettement : c’est justement ce que réclame depuis des années l’Agitateur. Et donc, rêvons un peu avec M. Stéphan… A l’occasion des Municipales à Bourges, ville ô combien démocratique et adulte (on peut débattre de tous les sujets !), chaque liste se pose la question initiée par M. Stéphan et tente de mesurer l’impact économique des grosses structures qui écrassent l’une la Culture, l’autre les partiques Sportives. Selon les principes de gestion comptable, il faudrait au moins faire la balance des recettes et des dépenses : combien coûte le PDB (et son lobby : PDB, réseau Printemps, Coulisses, Marché de Noël, Foires commerciales, Bourges en scène, Rives d’Auron, etc, etc, etc…) aux Collectivités locales alimentées par nos impôts à la Ville, au Département, à la Région et à l’Etat ? En outre, peut-on limiter le coût de ce festival aux seules aides publiques ? NON !!! Si l’on veut réellement faire un bilan, il faudrait intégrer les moyens techniques et humains mis au service du PDB, les forces de police, les barrières, les dégradations, les agressions….Or, peut-on chiffrer les viols et les bastons de l’an passé ? Bref, une fois qu’on aurait fait les comptes (conditionnel de l’irréel puisque, de toutes les façons, ce bilan ne se fera jamais), il faudrait mesurer les retombées complètes : publicité pour la ville, retombées commerciales, des industries, des hôtels, des restaurants… A priori, ce que l’on peut constater, c’est que depuis quelques années, le PDB n’a eu de cesse de supprimer ces retombées qui lui échappaient. Quelques exemples significatifs : durant des années, le PDB louait les salles d’Auron. Qu’a-t-il fait ? Il a racheté la concession et possède désormais toutes les salles des Rives d’Auron. Le PDB louait le matériel de spectacle. Aujourd’hui, les boîtes de prestation de son ont disparu de Bourges car le PDB a créé sa propre structure : « Coulisse » qui, cerise sur le gâteau, organise tout à Bourges, des « Folies Textiles » jusqu’au « Noël de la Cathédrale » ! Les commerces de Bourges ? Le PDB étend d’année en année son « village de petits commerçants non sédentaires » avec restos rapide, fringues… qui raflent la mise, les commerçants de Bourges devant se contenter des miettes ! Les bars organisaient librement le « Printemps dans la ville ». Aujourd’hui, le PDB contrôle la manifestation et, comble d’ironie, demande une contribution financière aux bars qui souhaitent participer. Et comment ne pas évoquer le coût humain du PDB lorsqu’il refuse d’associer les structures berruyères, si ce n’est les associations de prévention qui se retrouvent à faire les guignols de la promotion sur le Printemps tandis qu’ils sont réduits à l’état de simples spectateurs des exactions commises chaque nuit du festival ? Oui, le PDB invite l’Etat et les associations de prévention tandis que, dans le même temps, il refuse de réfléchir à une déconcentration du festival, déconcentration qui avait fait ses preuves avec l’opération « Bourges s’éclate au Printemps » et qui pourrait limiter la casse et les agressions …Bernard Stéphan est courageux : avec son long papier du « Berry Dimanche », il tente visiblement de lancer un débat qui, malheureusement, n’aura pas lieu dans le cadre de la campagne des Municipales et ce, ni à Gauche et ni à Doite !!! Comme on dit : « Il ne faut surtout pas réveiller le monstre qui dort ! »


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