c’est "charognard" parce que le BR n’a fait preuve d’aucune solidarité envers la NR
Allez je vais être un peu provocateur : qui a manifesté de la solidarité avec la NR à Bourges ? Allons plus loin, la NR a-t-elle manifesté de la solidarité pour la NR ? Il faut bien reconnaître qu’il n’y a eu aucune mobilisation pour la NR, et en premier lieu parmi les intéressés. Le silence du BR a été certainement choquant, mais dans le silence général, pas vraiment plus scandaleux que l’atmosphère sinistre qui a accompagné l’enterrement de la NR dans le Cher.
c’est pas choquant ces gens qui se vendent des fichiers
C’est une pratique assez courante. S’il faut la condamner, autant la condamner partout.
ces journaux qui fusionnent pour imposer une information sans pluralisme
Les journaux fusionnent parce qu’ils ont des impératifs économiques de survie, et que la presse régionale et la presse tout court fait face à une crise énorme. Les gens lisent de moins en moins les journaux, et surtout le lectorat ne se renouvelle plus, vieillit.
Pour le pluralisme de la presse, l’existence de deux titres est une condition nécessaire, mais non suffisante. L’exigence de ne pas déplaire conduit les journaux à adopter une ligne éditoriale lisse, consensuelle, bien formatée et au bout du compte plate — ce qui accélère au final le processus de désintérêt. Il n’y aura de solution au déclin que lorsque le public aura retrouvé le goût de lire les journaux, et quand ceux-ci seront suffisamment inventifs pour renouveler leur traitement de l’information et leurs supports. Le papier restera-t-il concurrentiel, alors que se développent des sources d’informations multiples et gratuites (ou données comme telles), et que les nouvelles technologies accèlèrent la dématérialisation des supports d’information avec un coût bien moindre ? Internet n’est pas la panacée, car le modèle économique du net n’a pas encore fait ses preuves. La situation est donc plutôt sombre. Maintenant, est-ce qu’il faut reprocher à un titre comme le BR d’essayer de surnager en attendant ? Est-ce que ce n’est pas confondre l’arbre et la forêt ?
L’existence de deux titres était d’ailleurs assez exceptionnelle. Je viens d’une région, l’est de la France, où ce mouvement s’est opéré il y a trente ans. Je ne dis pas que c’est bien. Je constate, c’est tout.