Dans une société libre, nous sommes censés connaître la vérité. Dans une société où la vérité devient une trahison, il y a un gros problème. [Ron Paul, Député du parti Républicain, USA]

L’avenir de Julian Assange c’est l’abstinence.

samedi 11 décembre 2010 à 07:28, par Le plumitif arcandier

En quelques heures, Julian Assange est passé du statut de Robin des bois à celui de quasi martyr. Emprisonné, comptes en banque fermés, menacé d’extradition vers la Suède puis vers les États Unis, son avenir d’homme libre semble compromis.
Et pour le public et les citoyens, l’avenir s’assombrit. Allons nous vers des lendemains de l’information qui chantent, ou vers l’instauration d’une censure des états, une société de surveillance et la fin de la liberté d’expression ?

Mais plus WikiLeaks semble affaibli, alors que son fondateur est en prison, plus cela fait d’Assange un martyr, un exemple et une nouvelle source d’inspiration. Le relais par des sites miroirs des informations de WikiLeaks à travers le monde en est un exemple. Mauvais pour le gouvernement des États Unis, ça.

L'avenir de Julian Assange c'est l'abstinence.L’affaire de l’accusation de double viol n’est pas nouvelle : elle date de cet été. Les perspicaces lecteurs de l’Agitateur soupçonnaient déjà la préparation d’un mauvais coup. Aujourd’hui ont peut penser que l’arrestation et la tentative d’extradition d’Assange vers la Suède sont un prétexte, pour transformer l’affaire WikiLeaks en une affaire de moeurs bien cracra, et pour détourner les médias de la publication et du commentaire des télégrammes diplomatiques étatsuniens. L’arrestation se produit maintenant, alors que les documents commencent tout juste à être publiés, et voilà que la machine judiciaire internationale s’ébranle pour arrêter un infâme violeur !

À Londres, James D. Catlin, l’avocat de Julian Assange, vient de déclarer : "Apparemment, avoir des rapports sexuels consentants sans préservatif est punissable d’une peine d’emprisonnement de deux ans minimum pour viol. C’est sur cela que se fondent les accusations de viol contre le représentant de Wikileaks, Julian Assange, et qui feront de la Suède et son système judiciaire la risée du monde entier et endommagera sa réputation de pays modèle".

Dans tous les cas, l’avenir de Julian Assange est placé sous le signe de la chasteté. Pour lui, fini l’amour !
S’il reste en prison ce sera l’abstinence. Mais s’il sort libre, il devra s’abstenir également et se tenir éloigné des femmes.

Pourquoi ce commentaire saugrenu, direz vous, sympathiques, lucides et attentifs lecteurs de l’Agitateur ?
Eh bien parce que Julian Assange semble manquer de jugeotte dans le choix de ses partenaires ! Allez, on vous met sur la piste...

Anna Ardin une des plaignantes est souvent décrite par les médias comme une gauchiste, mais ont-ils vérifié cette information ? Car, selon Kirk James Murphy dans "Le grand soir" c’est tout le contraire, Anna Ardin est liée aux groupes anticastristes financés par la CIA ! Elle est l’auteur d’ articles anticastristes dans le journal de langue suédoise "Revista de Asignaturas Cubanas" publié par Misceláneas de Cuba.

À Oslo, le professeur Michael Seltzer indique que ce journal est produit par une organisation anticastriste de Suède liée à l’Union Libérale Cubaine dirigée par Carlos Alberto Montaner, lui même lié avec la CIA.

Et voilà que Anna Ardin, qui déclarait avoir eu des rapports consentants se présente aux autorités suédoises pour expliquer que les rapports se sont terminés sans préservatif, ce qui en Suède peut être assimilé à un viol...
Si c’est bien exact, Assange et WikiLeaks sont victimes d’un coup monté.

Et Julian Assange (s’il s’en tire), devra mieux choisir ses partenaires, suivre les conseils du pape, ou se résigner au port du préservatif !

Bon, maintenant, si on en revenait à la lecture des fameux télégrammes diplomatiques américains ? ...Avant que la presse cesse de les publier.


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L’avenir de Julian Assange c’est l’abstinence. - C-H.S - 11 décembre 2010 à 13:29

Le célèbre avocat du net Maître Eolas l’a bien expliqué : le viol est tout acte de pénétration sexuelle par violence, contrainte ou surprise. « Pénétration sexuelle par surprise s’entend d’une pénétration consentie mais par un consentement vicié », explique Maître Eolas. En l’occurrence, la partenaire de Julian Assange semble avoir consenti un rapport libre et éclairé avec Julian Assange. Mais la rupture de la capote a mis fin au consentement. Si Julian Assange a refusé d’interrompre le rapport et a continué sans le consentement de la partenaire, alors il s’agit d’un viol puisque le rapport doit être consenti du début jusqu’à la fin. En tout cas, d’aussi loin que je me souvienne de mes cours de droit, c’est comme cela que ça fonctionne. Par contre il faut que l’absence de consentement ait été explicite c’est à dire que la partenaire ait signifié explicitement qu’elle voulait cesser ce rapport. En effet, la rupture de la capote ne met pas fin tacitement au consentement de la partenaire. C’est peut-être là dessus que la défense de Julian Assange va se baser (sur le fait qu’il n’y ait pas eu de manifestation explicite d’absence de consentement au cours du rapport). Attention, Je parle pour le droit français : c’est peut-être différent pour le pays dans lequel Julian Assange a été arrêté. Dans tous les cas c’est donc un peu plus compliqué que les explications un peu à l’emporte pièce de l’avocat de Julien Assange lorsqu’il dit de façon simpliste et réductrice "Apparemment, avoir des rapports sexuels consentants sans préservatif est punissable d’une peine d’emprisonnement de deux ans minimum pour viol. ».
En revanche, s’il est avéré que la « partenaire » agissait pour le compte de la CIA afin de piéger Julian Assange, c’est très grave. Mais cela ne sera pas facile à prouver.

Ceci dit, cela ne change rien au fond de l’article qui met en lumière quelque chose qui relève de l’évidence : Julian Assange est persécuté par tous les moyens possibles en raison de ses activités d’investigations journalistiques : il est obligé de faire très attention, d’avoir une vie et un comportement exemplaire (donc absolument inhumain), se méfier de tout le monde, à la fois dans sa vie privée et dans sa vie professionnelle.