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Résistance et collaboration dans le Cher

lundi 8 octobre 2001 à 20:41, par Charles-Henry Sadien

Des deux côtés de la ligne de démarcation, il y avait dans le Département du Cher ceux qui collaboraient avec le régime Allemand et ceux qui refusaient de s’avouer vaincus. Retour sur les actes de pure lâcheté ou d’inimaginable héroïsme qui ont fait l’Histoire du département du Cher durant la seconde guerre mondiale.

Résistance et collaboration dans le Cher« Et si j’avais vécu à cette époque, dans quel camp me serai-je trouvé ? » La question, rituelle, revient obsessionnellement dans les têtes de ceux qui n’ont pas vécu cette sombre période de l’occupation de la France par l’Allemagne durant la seconde guerre mondiale. Lorsque Maurice Renaudat, une des grandes figures de la Résistance dans le Cher qui est aujourd’hui directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de Bourges apporte son témoignage, le doute se fait encore plus grand. « Il était beaucoup plus facile d’être du côté allemand en 1940. De cette manière, il était possible de vivre très confortablement, de s’enrichir, de prendre de l’importance, sans prendre de risques », se plaît-il à rappeler, sans jugement de valeur, presque avec compassion, évoquant les brimades infligées à la population et les difficultés de la vie quotidienne. Mais l’instant d’après, il vous raconte, d’un air goguenard et plein de nostalgie, les actes de sabotage qu’il commettait et les multiples opérations menées avec les réseaux de résistances pour contrarier les plans de l’occupant nazi. A ce moment, Maurice Renaudat parle sur le ton d’un grand père qui raconterait à son petit fils les quatre cent coups qu’il a fait lorsqu’il avait son âge. Aussitôt, M. Guy Lesimple, ancien déporté, nous ramène à la réalité par son récit des séances de tortures qu’il a subies. Son tortionnaire se nommait Pierre Paoli. Il était originaire d’Aubigny. Rentré à la Gestapo de Bourges le 31 mars 1943, il fut responsable de 200 à 300 arrestations. Les deux hommes avaient sensiblement le même âge. L’un prenait des risques inouïs sans autre motivation que de refuser l’inacceptable, tandis que l’autre s’attirait l’admiration du Reich à mesure qu’il commettait ses actes de torture et prononçait des exécutions. Il fallait avoir à cette époque un courage et une détermination extraordinaire à accomplir son devoir citoyen ordinaire et élémentaire de résistance face à l’oppresseur.

PAS DE REPIT.
Le 22 juin 1940, l’armistice est signé et les deux tiers du territoire Français sont occupés. Le Département du Cher est coupé en deux par la ligne de démarcation. La zone occupée comprend les villes de Bourges, Vierzon, Avord, La Guerche et Aubigny. C’est la plus industrialisée et la plus peuplée avec 190.000 habitants. La zone non occupée est composée de 96.000 habitants, répartis à Saint Amand et dans de petites communes. Des deux côtés, il devient extrêmement difficile de survivre, de circuler et de communiquer. C’est sur la ligne de démarcation que se trouve le plus grand nombre de résistants au kilomètre carré. A la libération, on dénombrera quarante réseaux de résistance dans le Cher.

Avant même l’appel fédérateur du Général de Gaulle, les actes individuels de résistance (sabotages, actes de violence contre l’armée Allemande, assistance à des militaires français...) sont recensés dans le Cher en zone occupée. Déjà, le 10 juillet 1940, le sénateur du Cher Marcel Plaisant refusait de voter les pleins pouvoirs au Maréchal Pérain. Bien qu’interdit par décret-loi du 26 septembre 1939 suite à la signature du Pacte Germano-Soviétique du 23 août 1939, c’est le Parti Communiste qui est dans le Cher le groupement le plus actif et organisé avec la création au cours de l’été 1940 du journal clandestin L’Emancipateurs.

Très tôt des condamnations et exécutions sont prononcées. Au mois d’août 1940, René Gaillard est condamné pour offense à l’armée Allemande et à ses chefs. La première exécution sommaire se déroule à Saint-Just le 10 novembre 1940 contre un homme accusé d’avoir coupé la ligne de téléphone qui relie les postes de surveillance allemands. De nombreuses autres exécutions sont dénombrées contre des berrichons, pour avoir caché des fusils de chasse.

RESISTANTS DE TOUS BORDS. Mais les premiers actes de résistances prennent la forme d’aides au passage clandestin. Parfois, la motivation est essentiellement pécuniaire, c’est une manière pour les agriculteurs et d’autres professions très touchées par la guerre de survivre. C’est chez les transporteurs, les hôteliers, les artisans et les commerçants que l’on trouve le plus de passeurs. Ainsi, le 7 janvier 1941, un transporteur de Saint Florent est arrêté avec 15 clandestins dans sa camionnette. A Vierzon, ville de cheminots, les filières de passages sont les plus actives et efficaces. Infirmiers et médecins vierzonnais s’engagent également dans des réseaux de résistance et participent activement au passage des clandestins, à l’image des Dr Duval et Cliquet et de l’infirmière Mersey, membres du réseau anglais de I.S. Pat O’Leary spécialisé dans le rapatriement des pilotes. Quant au curé Farcet, il organise des cortèges funéraires pour emmener les clandestins à Vierzon-Bourgneuf, situé en zone libre et dirige les demandeurs vers Raymond Toupet, qui se fait arrêter le 6 février 1942 après avoir organisé le passage de plus de 2000 civiles en barque. rnrnLe milieu ecclésiastique dans le Cher fait d’ailleurs preuve de nombreux actes de résistances, malgré la fidélité accordée à Pétain par les hauts responsables catholiques. Outre le curé Farcet, d’autres curés facilitent le passage des clandestins ou se livrent à des activités de résistance. Le curé Millet (La Guerche) et l’abbé Arnoux (Apremont), organisent les filières sous la couverture de l’archiprêtre de Vierzon, Pinson. En décembre 1942, l’abbé Pierre Moreau est condamné à mort « pour ne pas avoir dénoncé l’existence d’un réseau de résistance » auquel il participait. En juin 1942, l’abbé Morel et quelques autres soupçonnés d’aide aux passages clandestins sont arrêtés et incarcérés à la prison du Bordiot à Bourges où oeuvre secrètement le célèbre Franciscain de Bourges, Alfred Stanke. En décembre 1942, l’abbé Augustin Berthaud est arrêté et déporté pour « manifestations hostiles à l’Allemagne et diffusion de nouvelles de sources anglaises.

Dans les usines sous domination allemande, les opérations de sabotage se multiplient, des tracts sont distribués, tout comme les journaux clandestins, L’Emancipateur, Le Patriote Berrichon, édité par le Dr Bonneau (maire de Allogny, membre du réseau Libération Nord), journal du Front National de Lutte pour l’Indépendance de la France, créé en mai 1941 à l’initiative du parti communiste, En Avant, le journal des FTP du Cher, Défense de la France, le journal du groupe Vengeance, ou encore Témoignage Chrétien, le journal clandestin des catholiques. Membre des jeunesses communistes, Pierre Ferdonnet (lire par ailleurs l’interview accordée à L’Agitateur) sera condamné à cinq ans de travaux forcés et déporté, pour avoir distribué des tracts appelant à la résistance. Il y découvrira les horreurs des camps nazis.

Dans les rangs de l’armée, dès 1940, de nombreux officiers reconnaissent l’autorité de Pétain mais s’adonnent secrètement à des opérations de camouflage de matériel, actes punis de la peine de mort par le droit allemand. Dans le Cher, le commandant du 1er Régiment d’Infanterie exhorte ses troupes « à servir jusqu’au bout le drapeau français ». Le régiment s’organise en trois bataillons répartis en maquis. Douze opérations aériennes de ramassage sont effectuées en zone libre pour permettre le transport aller-retour de Londres en France des chefs de mouvements de résistance. De nombreuses opérations de parachutages d’armes sont effectuées.

ACTIONS TERRORISTES. Les actions violentes sont organisées sous l’égide des FTP, puis FTPF (formation armée du Front National de Lutte pour l’Indépendance de la France) : sabotages, embuscades, barrages de mines, attaques de convois... Dans le Cher, l’attentat le plus spectaculaire se produit à Bourges contre les locaux de la Légion des Volontaires Français Contre le Bolchévisme. De nombreuses tentatives de sabotages de voies ferrées sont organisées pour empêcher l’acheminement de matériel vers l’Allemagne et surtout de prisonniers vers les camps d’extermination. A Theillay, un train est incendié, à Marmagne, le déraillement d’un convoi est couronné de succès, faisant sept morts du côté allemand, à Saint Doulchard et Fenestrelay des voies sont déboulonnées. Le 14 août 1943, un attentat manqué contre le tristement célèbre agent français de la Gestapo, Pierre Paoli, entraîne une vague de répression contre les maquis.

Quelques mois plus tôt un autre attentat manqué contre le collaborationniste Marcel Déat, chef du Rassemblement National Populaire avait déjà déclenché une violente réaction de la police française : six vierzonnais avaient été arrêtés, un autre avait été abattu au moment de son arrestation. Tous seront fusillés avec 17 membres d’un groupe Orléannais.

L’administration de la France de Vichy intensifie le rythme des arrestations et des internements. Les noms des services sont éloquents : Service de Police Anticommuniste, Police des Questions Juives... Les auteurs d’infractions commises dans une intention d’activité communiste et anarchiste sont jugés sans appel. La police française s’associe avec un très grand zèle à la répression allemande. Dans le Cher, la milice du Service d’Ordre Légionnaire de Vichy se lance même dans une escalade inimaginable vers la barbarie en réaction face au débarquement des alliés en Normandie. Les 24 juillet et 8 août 1944, 36 personnes de religion juive sont jetées vivantes dans les puits de Guerry sous l’ordre du sous-préfet et milicien de Saint-Amand, Lécussan.A la libération, le bilan est très lourd dans le Cher : 699 personnes ont été déportées et 414 ne sont pas rentrées, 200 résistants et civils ont été exécutés, 172 FFI sont morts au cours des combats de la libération.

Aujourd’hui, pour ceux qui ont pu se sortir vivant de cette période, le combat n’est pas fini. Les anciens résistants du Cher, vont inlassablement à la rencontre des collégiens et lycéens pour apporter leurs témoignages. « Mais attention ! Pas pour nous faire plaindre ou pour nous faire passer pour des héros ! », prévient Maurice Renaudat, à chacune de ses interventions. Ces gens-là ont encore vingt ans dans leurs têtes et se sentent incroyablement concernés et informés sur l’actualité. Pierre et Madeleine Ferdonnet se sont même fait installer chez eux l’internet pour être au courant de tout ce qui se passe dans le monde. Leur discours ne varie pas d’un pouce : « nous témoignons pour que ce que nous avons vécu ne se reproduise pas, pour alerter l’esprit des jeunes sur les dangers des idéologies extrémistes, pour réveiller leur esprit de vigilance par rapport à tout ce qui se passe dans le monde aujourd’hui. Nous savons que nous allons bientôt mourir. Ce que nous voulons, c’est que les jeunes reprennent le flambeau... martèle Madeleine Ferdonnet.

Remerciements : Pierre et Madeleine Ferdonnet, Maurice Renaudat, Ginette Sochet et Guy Lesimple, Le Musée de la Résistance et de la Déportation de Bourges et du Cher, le Musée Historimages de Neuvy-sur-Barangeon, la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

commentaires
Résistance et collaboration dans le Cher - ARAGONES MARCEL - 28 mars 2008 à 00:41

RECHERCHE INFORMATIONS SUR MON PERE FTP(ESPAGNOL) maquis du cher. son nom Anastasio ARAGONES dit TONIO (St Amand).

Merci d’avance


#11970
Résistance et collaboration dans le Cher - Mercure Galant - 28 mars 2008 à  07:48

Bonjour Monsieur Aragones,

Je me charge d’envoyer votre message aux personnes les plus à même de vous répondre (si cela est possible) à l’adresse suivante :

Musée des amis de la résistance
Halle Saint-Bonnet, Bourges (18 000)
e-mail : musee-resistance@wanadoo.fr

Vous pourrez toujours tenter de les joindre dans quelques temps si vous n’avez pas encore de réponse...
Cordialement

#11971 | Répond au message #11970
Résistance et collaboration dans le Cher - Anthony - 15 février 2007 à 16:02

Je suis très intéressé par les passages clandestins.
J’ai entendu parler d’une ligne ou de chemin de passage très connu.
J’aimerai connaître son nom exactement. On m’a parlé de verve ou vevre...
Merci d’avance à la personne qui pourra me donner ce renseignement.


#6580
Résistance et collaboration dans le Cher - 8 février 2007 à 21:37

plaimpied le 08/02/07

je recherche des renseignements sur mon grand pere maternelle qui après avoir été emprisonnné au bordiot, à été transféré à daschau ou il a perdu
la vie. Il habitait rue de gionne, il travailait à la pyrotechnie de bourges
Il s’agit de François Vincent.


#6509
ligne démarcation - jacqueline - 17 février 2008 à  13:43

bonjour

je découvre le forum, depuis longtemps je me pose des questions sur un oncle, bourrelier à ST JUST, qui était "passeur", dénoncé il a été emprisonné à la maison d’arrêt du bordiot et choqué d’après la famille d’apprendre qui l’avait trahi en serait mort
si une perssonne de ce village a entendu parler de cette histoire
merci

#10734 | Répond au message #6509
Résistance et collaboration dans le Cher - Brigitte - 13 mai 2006 à 12:49

J’essaie de terminer un long travail sur mon père arrêté pour faits de résistance (zone nord) et mort en déportation. Il travaillait avec un réseau anglais et je suis très intéressée de trouver dans votre article “Résistance et collaboration dans le Cher“, les noms de personnes comme les Dr Duval et Cliquet et l’infirmière Mersey, membres de ce réseau anglais de l’I.S. Pat O’Leary. J’ai tout lieu de penser qu’il y a un lien.
Où puis-je avoir des informations à leur sujet ? Sont-ils encore vivants ? Y a-t-ils des archives à ce propos ?
Merci de m’aiguiller, c’est évidemment très important pour ma recherche.


#4127
Résistance et collaboration dans le Cher - Marcel ARAGONES - 22 janvier 2006 à 01:26

Pourriez vous m’aider à retrouver des informations sur mon père
Anastasio ARAGONES Guerillero Espagnol dans le maquis du Cher
ou m’orienter pour poursuivre mes recherches.
Merci
Maecel ARAGONES


#3524
Résistance et collaboration dans le Cher - Jérémy - 18 novembre 2005 à 09:20

Participant au concours de la resistance cette année dont le sujet est : "La Resistance et le monde Rurale."
Je recherche des informations sur la resistance conçernant le milieu rurale dans le cher ainsi que des noms de personnes que je pourrais conacter afin d’avoir ample renseignements
Pour toute reponse veuillez m’ecrire a l’adresse suivante :
jeremydupuis@hotmail.fr

Merci


#3221
> Résistance et collaboration dans le Cher - andchar - 2 août 2005 à 00:33

Je recherche des renseignements sur le groupement cher-est et le cdt Servois.
Je recherche également des infos sur les filières de passage de la ligne de demarcation vers La Guerche.
Merci de l’aide que vous pourrez m’apporter.


#2614
> Résistance et collaboration dans le Cher - lepain - 28 juillet 2005 à 17:09

je recherche des renseignements,sur mon grand pere maternelle.
qui habiter a vierzon ,c’etait un cheminot,qui appartenait au f.f.c.
force francaise combattantes (reseau goelette).
nom mr lagier andre.
ne le 15.01.1897.
a servi en qualite d’agent p.1
du 5.12.1942 au 16.5.1944 reseau goelette.
merci pour celui qui pourras me renseigner


#2606
> Résistance et collaboration dans le Cher - 13 novembre 2006 à  11:46

bonjour
de même, je recherche des informations sur mon père qui faisait également partie du réseau(ou sous-réseau ?)Goelette. Son nom : roger duvernois.

#5621 | Répond au message #2606
> Résistance et collaboration dans le Cher - 1er octobre 2007 à  02:00

as tu trouvé ?

#8232 | Répond au message #5621
> Résistance et collaboration dans le Cher - Catherine SPITERI - 18 octobre 2004 à 15:49

Je suis à la recherche de renseignements au sujet de la déscendance de Marcel Plaisant, né en 1887 et mort en 1958. A-t-il eu des enfants ? Combien ? Un de ses fils aurait-il séjourné dans l’Oise, (60) à Lassigny, dans les années 1932- 1933 (peut être un peu avant)
Il s’agit peut être d’un homonyme.
Cet homme exerçait des fonctions dans le domaine de l’automobile, ingénieur, peut être, metteur au point ? Je l’ignore.


#1603
> Résistance et collaboration dans le Cher - Lédan - 19 novembre 2004 à  13:50

En effet, je connais le fils de monsieur Marcel Plaisant qui a une résidence secondaire à Boubard commune de Tendron dans
le cher 18350. Il y vient de temps en temps.

#1655 | Répond au message #1603
> Résistance et collaboration dans le Cher - B. JOYEUX - 2 novembre 2003 à 16:45

Je recherche des informations sur un résistant d’un maquis breton, BOB LEMONNIER, fusillé au printemps 1944 à MONTIFAUT près de Bourges, dont le nom est gravé sur un monument de la résistance. Je souhaite savoir ce qu’on été ses derniers jours avant son exécution, ceci à la demande de sa soeur. B. THOMAS-JOYEUX 0616401265
Merci.


#1200
> Résistance et collaboration dans le Cher - odile aubrun thimel Notaire à 41800 MONTOIRE SUR LE LOIR - 29 mars 2003 à 15:09

Ma grand mère Madame Germaine RIOUSSE épouse de Jean GAUDRY a eu la médaille de résistance et habitait VEREAU... Elle acueillait les familles juives qui passaient la ligne de démarcation... Elle avait un café épicerie. Ma mère m’en a parlé, elle est née en 1929, et s’amusait avec les enfants qui arrivaient...De l’autre coté de la ligne de démarcation à Germigny L ’EXEMPT vivait la soeur de mon grand père Jean GAUDRY, elle s’appelait Léontine était mariée avec Monsieur BONNET, le passage s’organisait sans doute entre autre par ces deux familles ... Auriez-vous des renseignements et des précisions ? Merci ODILE AUBRUN


#905
> Résistance et collaboration dans le Cher - Le justicier aux dents transpirantes - 13 octobre 2001 à 10:41

Cet article est effectivement très enrichissant, et pourtant... L’oeuvre de la Résistance n’a jamais été aussi obscure dans le Cher, car les collabos et les résistants étaient très dispersés dans les deux camps !
Attention à ne pas dire trop vite, tous salauds ou héros ! Les collabos parfois étaient pris dans un engrenage dont il étia tdifficile de se départir par la suite !

Sinon, cet article était très enrichissant !


#79
> > Résistance et collaboration dans le Cher - Le justicier aux dents transpirantes - 20 octobre 2001 à  21:29

Qu’aurais-je fait à cette époque ? Bien difficile à dire !
La collaboration ne m’aurait pas plu, par contre je pense que j’aurais résisté d’une manière très "soft" en passant par exemple des coups de fils anonymes à la Kommandantur en déclarant qu’il y a des bombes à tel endroit alors que c’était faux, tout ça pour foutre la pagaille !
Je sais que j’aurais pu détruire toutes leurs organisations !
J’aurais été un héros anonyme !

A plus !

#83 | Répond au message #79