Bravo, Cyrano, pour le jeu de mots !
Sinon, il me semble que l’exemple d’agissement que vous donnez aille au contraire dans mon sens.
L’Etat a donné des tonnes de fric aux banques et aux assurances car il ne pouvait faire autrement. La faillite de ces dernières institutions se serait en effet sinon soldée par la disparition, dans une très large mesure, du crédit, et incidemment l’économie en aurait pris un sérieux coup ! En gros pas de crédit = pas d’investissement = pas de croissance = pas d’argent pour faire fonctionner l’Etat.
D’ailleurs, je crois savoir que tous les gouvernements (droite au gauche ) de la planète ont agit de la même façon.
Peut-on alors appeler ça du pouvoir ? Si ce que peut ou ne pas faire l’Etat est dicté par les lois de l’Economie, il me semble bien alors que le pouvoir de l’Etat est essentiellement impouvoir !
Par ailleurs, il est vrai que la classe politique utilise aujourd’hui le fatalisme comme mode de gestion. Ce qui était d’ailleurs déjà le cas avec M. Thacher et son There Is No Alternative. Ce mode de domination possède de sérieux avantages puisqu’il permet à celui qui le met en oeuvre d’être tout à la fois responsable et irresponsable. Ce qui désarçonne la critique…