"Pour tous les autres, ceux qui souffrent économiquement, socialement ou moralement de la politique menée par la majorité de Nicolas Sarkozy, ils devront attendre 2012 pour espérer changer un peu les choses, changer au minimum l’ambiance qui en France devient vraiment nauséabonde. En attendant, ils pourront toujours se défouler en allant voter aux régionales en ce mois de Mars 2010. Voter, c’est désormais le seul acte de rébellion qui leur est proposé, le seul acte qui prouve que l’on n’est pas indifférent. Pourtant, lors des ces régionales, c’est bien l’indifférence qui risque de gagner avec un énorme taux d’abstention attendu. Pour beaucoup, voter n’est pas une véritable réponse. Mais à défaut de révolte populaire, le vote est le seul acte visible qui peut permettre de désavouer le gouvernement, le seul acte qui puisse permettre d’affirmer haut et fort que les expulsions ce n’est pas en notre nom, dire que la priorité du gouvernement devrait être la lutte contre le chômage et rien d’autre."
Le malheur est bien justement que le vote est le seul acte de rébellion institutionnalisé alors qu’on sait bien que la démocratie est le plus mauvais système à l’exception des autres : la preuve, il a porté au pouvoir un imposteur qui met la France en coupe réglée. Tant que les élections titilleront les instincts les plus bas chez les électeurs, on ne peut rien attendre des urnes.
Ensuite, le pouvoir ne se situe pas dans la sphère politique mais dans l’univers économique où les élections n’ont pas lieu d’être mais où seuls comptent les actionnaires et la loi du pognon. Le pouvoir est financier, il ne consiste pas à bavasser dans les médias, à plastronner devant les caméras.
Alors je veux bien que les gens se défoulent, même à des élections régionales qui "passionnent" une personne sur deux, mais le défoulement est un coup d’épée dans l’eau, une claque dans le vide, un coup de poing en l’air.
Tant que le pouvoir sera tenu par des valets à la solde des vrais dominants, les élections ne feront qu’amuser la galerie.