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Le Printemps de Bourges, la ville du même nom, les dessous des sous... - lievre pendu - 28 mars 2010 à 13:06

Comme l’écrit si bien B. Javerliat : pourquoi s’acharner sur le Printemps de Bourges puisque, déjà, a priori, c’est la caution d’une "société du spectacle" lamentable ? Pourquoi réclamer une application sévère des législations à cet événement ? Et, finalement, cela ne relève-t-il pas d’une obsession "Anti-Printemps", miroir à peine déformé des "Tout-Printemps" ?
En fait, rien de toutes ces polémiques n’existerait si cette structure n’était pas une société ultra-privée qui revendique clairement l’énorme implication des moyens publics : subventions, évidemment, mais aussi sites publics, voies publiques, moyens techniques publics et moyens humains publics jusqu’aux services de.. la Préfecture, représentante de l’Etat républicain, et donc de tous les "politiques" comme l’a bien souligné Cyrano avec ce vote du prochain Conseil municipal de Bourges. C’est donc ce mélange incroyable public-privé (en outre sur le secteur de la culture déjà très faiblement doté, d’où le déséquilibre entre les différents festivals et associations tels "L’Air du temps" ou, plus récemment "La Cuvée de Parassy") qui justifient, comme l’a fait Cyrano, de se pencher particulièrement sur l’un des plus grand Festival d’Europe. Sans repartir du "Rapport de la Cour régionale des comptes" (lire sur le net cet excellent rapport disponible par tous : http://www.ccomptes.fr/fr/CRC07/documents/ROD/CEL99001.pdf) , rapport ayant enquêté sur la nébuleuse "Colling-Printemps de Bourges" (le nombre d’irrégularités relevées par cette noble institution dépassant l’entendement), il n’est jamais inutile d’aborder la totalité des "champs de passe-droits" dont bénéficie cette société :
 les financements publics allant à une structure privée constituée d’une myriade de sociétés se facturant et se refacturant des services permettant la captation des fonds publics qui eux, sont contrôlés mais deviennent "de moindre contrôle" lorsqu’ils passent de sociétés en sociétés de droit privé, comme c’est le cas dans le groupe "Printemps de Bourges", de "Coulisses "(exploitant toutes les Rives d’Auron - encore des salles publiques exploitées par le privé et au profit du privé !) ou autres "Bourges en scène", etc....
 le déséquilibre des aides publiques en regard des autres structures agissant dans le même secteur et plaçant la société "Printemps de Bourges" en situation de Monopole.
 les avantages consentis aux élus votant les aides au PDB ainsi qu’aux membres des sociétés privées, sponsors du PDB.
 les contrats d’affermage permettant au PDB de s’auto-allouer des sites publics gérés à l’année (encore une situation de monopole sur les principales salles de spectacle de Bourges).
 la politique tarifaire et le système des invitations et autres exonérations démontrant une fluctuation extraordinaire entre les prix des places de concerts.
 la location de sites publics par la Municipalité de Bourges au profit de la société privée PDB (espaces commerçants, stands Espace pro...).
 la non facturation des moyens des services publics (personnels de Mairie, Préfecture, etc.) mis gracieusement au service de la société privée PDB (sécurité, forces de l’ordre, dégradations publiques, etc..).
 la mise à disposition de sites pour l’accueil des publics, tels sites de l’Education nationale loués sur quels critères ?
 le club des entreprises et avantages consentis par le PDB et vice-versa (avantages dits "en nature" avec la forte présence d’alcooliers, tel le BIVC en contradiction flagrante avec les réunions de prévention : Ah, la fameuse "Cuvée du Printemps de Bourges" sans même évoquer le "Printemps dans la ville", certes gratuit mais organisé clairement en vue de vendre de la bière à bas prix, sans parler des supérettes et autres épiceries de Bourges signant une Charte bidon, évidemment jamais respectée !).
 la mise à disposition de structures sociales, pour la jeunesse, pour la prévention, etc (réunions nombreuses de la DDJS, etc... en vue d’établir une énième Charte de prévention ou de bonne conduite jamais respectées mais toujours estampillées du soutien de la Préfecture du Cher).
 la présence systématique des firmes nationales des vendeurs d’alcool sillonnant la ville lors de chaque "Printemps" pour faire la promotion de leurs bibines, toujours plus fortes et plus "adaptées" aux Jeunes qui sont une cible explicitement visée.
 les commissions officielles de sécurité faisant preuve d’une grande mansuétude sur diverses irrégularités : installations de spectacle, lois sur la sonorisation, loi sur les espace non-fumeur, etc...
 une législation sur l’arrimage des chapiteaux peu respectée (nouvelles lois du Grenelle de l’environnement).
 les lois sur la sécurité des festivaliers sur le site du "Printemps", peu ou pas respectées comme on l’a vu en 2006 avec de nombreux viols, et exactions graves.
 la législation routière malmenée (voies routières publiques seulement autorisées pour les personnels du PDB avec de nombreux cas de non respect de la législation routière par ces personnels qui se croient dans un espace privé sans aucun droit à respecter, comme l’a vécu un jeune étudiant percuté de plein fouet par une voiture de l’organisation PDB remontant très vite la rampe Marceau, pourtant interdite à tous véhicules)...
Autant de sujets qui, heureusement, n’empêcheront pas le (bon ?) déroulement de ce prochain "Printemps de Bourges" qui, comme le dit fort lucidement B. Javerliat, n’existerait pas sans son public !


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