Bah les poules vont (commencer) à avoir des dents. Un bruit a parcouru la ville depuis le vote du budget primitif du Conseil général qui aurait acté une baisse de près de 70 mille euros sur les 210 mille d’habitude votés les "yeux fermés" au Printemps de Bourges. Quelqu’un aurait il des infos là dessus ? Cyrano suit admirablement les conseils municipaux mais, quasiment en même temps, il y avait aussi tous ces votes du Budget primitif du département du Cher qui n’a pas cessé depuis un an d’annoncer des baisses "historiques", du fait de "l’étranglement de l’Etat" qui ne reverse pas l’argent pour payer les nouvelles responsabilités du Conseil général, sans même évoquer la suppression des impôts des entreprises, à commencer par la taxe patronale ("professionnelle"). Cela dit, si baisse sur les aides au Printemps, il y a, ce n’est "QUE" à la faveur d’une grave crise obligeant le C.G. à se serrer la ceinture. Encore que... C’est dans ce contexte de crises que l’on peut se rendre compte de toutes les gabegies monstrueuses des collectivités consenties aux amis ou intérêts particuliers. Et c’est malheureusement une constante dans ce type de registre (car les différences sont heureusement visibles dans les politiques sociales, environnementales, etc.) : que soit la gauche ou la droite, l’écart est bien faible, comme si tout pouvoir, toute collectivité engendraient par réflexe ces prérogatives si peu républicaines : entre postes et emplois artificiels (pas de réel intérêt pour la collectivité) mais bien réels (gros salaires plombant les budgets) créés sous le titre pompeux de missions ; publications et éditions fastueuses juste pour se faire plaisir (aux auteurs, à l’imprimeur, aux élus mais jamais aux lecteurs ) avec les invendus encombrant les bureaux de la communication en attendant de devenir des cadeaux de bienvenue gentiment offerts par les élus départementaux à leurs invités de marque (y a pas que les traditionnels Paniers de produits du Berry !) ; les voyages internationaux peu voire pas du tout justifiables ; les aides à des entreprises extrêmement privées (il faudrait en faire la liste et elle est importante !) ; les projets foireux (Cyrano examine avec bonheur ceux de la Ville mais rarement ceux du C.G. de gauche) ; les nominations rarement médiatisées ; les appels d’offres et les marchés publics (le meilleur moyen pour les élus de récompenser les petits services connus sous la douce appellation : renvoyer l’ascenseur), etc, etc... Bref, tout ce qui fait que la plupart des abstentionnistes rejettent les politiques tout en rêvant de se faire embaucher dans ces Collectivités, ne serait-ce que pour bénéficier des menus avantages, tels ceux des places gratuites du Printemps de Bourges. Comme quoi : la boucle est bouclée !