Ça commence moderato : « j’ai du mal à comprendre. [...] Je ne partage absolument pas votre point de vue sur Ferrat. » (franck, 1er avril 2010 à 08:48). Ça s’enchaine un peu plus andante : « je vous trouve irrespectueux . » (danielle, à 14:47), « Un peu de respect pour ce grand poète disparu. » (Cath, à 18:15). La tension monte con fuoco : « bravo à tous pour vos réponses à cet article provocateur. » (michel, à 20:59). Ça se termine en vivace : « Ce que je vous reproche, ce sont les mots qui sonnent comme des insultes » (pascale, à 22:20). Du coup, après une première remarque moderato, franck, gagné par l’ambiance revient, mais en vivacissimo : « c’est énervant (ecoeurant) ce genre d’article [...] C’est un peu minable et bête ». (franck, 2 avril 2010 à 09:47).
C’est amusant de constater comment ça s’alimente la polémique, comment ça grossit. L’avis personnel de bombix n’est d’abord pas partagé, ok, chacun son idée - puis il devient irrespectueux - et pire, ça devient provocateur ! et même plus : c’est un article insultant. Pour finir : c’est un article minable, article de crétin. Tout ça parce que bombix a benoitement, en toute honnêteté, donné son avis sur Jean Ferrat (et on peut avoir un autre avis) :
« L’avouerai-je ? Je n’ai jamais été un « fan » de Jean Ferrat. [...]
« On l’a comparé à Brel, à Brassens, à Ferré. Cela semble nettement exagéré. [...]
« Jean Ferrat est plutôt à placer dans la catégorie des artistes de variété. [...] parmi les plus honorables – et peut-être parmi les meilleurs –— représentants du genre. [...]
« Une poésie partisane est une incongruité. Chez Ferrat, cela se traduisait par des messages simples, sans nuances : bons contre méchants, ombre contre lumière, salauds contre justes. Saïgon vs ville Hô Chi Minh ... [...]
« il faut reconnaître que celui qui a chanté La Montagne fait partie de notre histoire. [...]
« Sans Jean Ferrat, nombre d’entre nous n’auraient peut-être pas connu Aragon. Sans Ferré, Baudelaire et Rimbaud. Aussi je ne puis m’empêcher de penser que nous avons une dette vis à vis de lui, vis à vis d’eux.
Ça mérite le goulag - disons-le tout net.