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Une programmation d’équilibriste - Mister K - 11 avril 2010 à 14:48

Par ailleurs, il n’est pas évoqué dans cet article le changement radical d’esprit de la programmation qui s’est opéré depuis bien longtemps. A l’origine, le PdB avait pour vocation de révéler les artistes de demain.

Bon, l’article évoque la programmation 2010, pas l’évolution de la programmation depuis 1977. Ensuite, il y a eu plusieurs évolutions dans la programmation du Printemps de Bourges depuis cette époque. La programmation de 1977 était très centrée sur la chanson française. D’ailleurs, le sous-titre du festival était "Festival Chansons". Quand on s’y penche un peu, on s’aperçoit que la programmation évolue dès 1982-83. Et puis, en 1977, on ne peut pas dire que Charles Trenet, Les frères Jacques ou Serge Regiani étaient des inconnus. Et depuis 1983, les découvertes ont pour vocation de "révéler les artistes de demain", elles existent toujours en 2010.

Il en résulte une programmation racoleuse (contrairement a ce qui est estimé dans l’article) qui se contente de réunir d’une part ce qui a été encensé par les quatre ou cinq magazine musicaux professionnels "leaders d’opinion" (encore qu’il y aurait beaucoup à dire sur le professionnalisme de ce type de presse, et je sais de quoi je parle) et d’autre part ce qui a recueilli un succès auprès du public.

Bon, chacun a potentiellement une définition différente de ce qu’est une programmation racoleuse. Mais si on parle en relatif, par rapport à d’anciennes éditions du PdB, je pense par exemple aux années où sont venus à Bourges Patrick Bruel ou Patricia Kaas par exemple, on peut dire que la programmation de cette année est plutôt sobre. Après, on pourrait imaginer une programmation sur le même esprit que les Transmusicales à Rennes par exemple. Mais cela ne serait plus le Printemps de Bourges qui clairement, est en grande partie suiveur et ce depuis très longtemps.

Ce qui explique que lorsqu’on regarde les programmations précédentes, on se remémore une myriades d’artistes qui avaient été présentés comme des révélations et comparés aux plus grands groupes de l’histoire du rock... et qui finissent trois ou quatre ans plus tard aux oubliettes. Bref, la programmation est volatile, et futile.

Oui, comme édition précédente, on peut prendre celle de 1977 par exemple. Clairement, on n’entend plus beaucoup parler de Julos Beaucarne ou Michèle Bernard par exemple. Pourtant, ils font encore des choses. Sérieusement, il est impossible de prévoir "la carrière" d’un artiste. Les groupes ou artistes qui réussissent sont au mieux des artistes de l’année. Rare sont ceux qui réussissent une carrière sur 30, 40 ou 50 ans. Donc, statistiquement, la plupart se retrouvent aux oubliettes un jour ou l’autre. De toute façon, les "musiques actuelles" sont par définition volatiles et futiles.

Mais dans ce cas, il ne faut pas dire qu’il y en a pour tout le monde.

ll est évident que c’est une formule qui ne peut pas être rigoureusement exacte. Mais fondamentalement, le PdB est un festival généraliste. Cette année il n’y a pas de Métal ni de Reggae, mais d’autres années il n’y avait pas de musique électronique ou de Hip Hop. Maintenant, veux bien que certains n’écoutent que du Reggae ou du Métal...mais dans ce cas, ils ont la possibilité de découvrir plein d’autres choses dans la programmation du PdB :-) Et puis, il n’y a pas que le Printemps de Bourges dans l’année, on peut trouver des festivals orientés Reggae ou Métal.


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