La municipalité n’invoque pas ce qui a été trouvé pour rayer le sous-sol, mais uniquement le retard provoqué par ces fouilles. Dans l’ordre du jour, c’est ainsi rédigé (y compris le "s" de "durée prévisionnelles") :
« A l’issu de cette première campagne, le dépôt archéologique est apparu en très bon état de conservation ce qui a permis l’étude d’un quartier médiéval aux structures bien conservées et une première reconnaissance des occupations du Moyen-âge sous jacent. De plus, ont été mis à jour, sur de très petites surfaces, des vestiges attribués à un vaste ensemble thermal antique dans les niveaux humide du site.
Au regard de la durée prévisionnelles de la fouille de ces vestiges restant à réaliser, de son coût et de ses implications juridiques, il est décidé de ne plus réaliser de niveaux en sous-sol. Cette adaptation rend nécessaire, dans un premier temps, une modification du dossier de création puis, dans un second temps, celle du dossier de réalisation de la ZAC. »
Lorsque le maire avait eu sa lubie de parking sur la place Cujas, le projet avait capoté pour des raisons liées à l’archéologie et à l’histoire de la place Cujas. Il y avait eu une présentation publique de ces raisons en septembre 1996, par le talentueux archéologue Olivier Ruffier - une présentation brillante et passionnante. On avait même eu une brochure d’une douzaine de pages sur ce sujet : "Bourges, Place Cujas - Synthèse de l’étude archéologique et historique". Pourquoi ne pas refaire de même pour Avaricum ?