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Ca servira peut être à quelque chose - ou peut-être pas - Cyrano - 6 juillet 2010 à 09:40

Liliane Bettencourt est née avec une cuillère d’argent dans la bouche et en 1957 elle gagne le gobelet d’argent en héritant de la fortune de son père, Eugène Schueller, propriétaire du groupe l’Oréal. Le père avait financé la Cagoule (parti de l’extrême droite fasciste en France, au milieu des années 1930). Il fut un pétainiste plus que zélé (et créateur de mouvements faschos) : ça lui permit de se lier avec d’autres pétainistes : André Bettencourt et François Mitterrand. En 1950, André Bettencourt, auteur d’articles au ton pro-fasciste et antisémite, épouse Liliane qui devient ainsi Liliane Bettencourt.

Monsieur Eric Woerth est le créateur du club Cercle Premium. Les donateurs de ce club (ticket d’entrée : plusieurs milliers d’euros) peuvent rencontrer tous les trois mois le président de la République en personne. En 2008, à un des diners onéreux du club, on trouve notre Eric, sa femme et Patrice de Maistre (deux gestionnaire de la fortune Bettencourt), d’autres grandes fortunes en indélicatesse fiscales (dont Robert Peugeot, l’homme aux lingots d’or). Tout ce monde se fréquente, se marie et dine : Patrice de Maistre a épousé Anne Dewavrin, une ex-femme de Bernard Arnault et héritière d’industriels du Nord à la fortune cossue ; Robert Peugeot dine avec Eric Woerth illico après son histoire de lingots volés et les 500.000 euros de lingots volés déclarés légèrement deviennent 150.000 euros, en accord avec la déclaration fiscale. Et tout ce beau monde aide avec son fric aux carrières de femmes et d’hommes politiques qui leur rendront menus services pour menues fraudes fiscales.

C’est ce ministre Eric Woerth, ce monsieur body-guard des grosses fortunes qui pérore sur le malheur de nos retraites ? Et partis politiques droite-gauche, et syndicats réformistes ou syndicats soi-disant combatifs, tous, de courir s’asseoir à la même table que ce ministre pour "sauver nos retraites".

La dégradation des conditions de vie de millions de travailleurs, chômeurs ou retraités est telle que la colère sourde, la colère non exprimée avec éclat constitue une vraie cocotte-minute. Les syndicats utilisent cette cocotte-minute non pas pour faire pression sur le gouvernement, mais pour lâcher de la vapeur, juste ce qu’il faut de vapeur relâchée pour être invités à re-re-re-négocier. Parfois, l’un de ces syndicats va se démarquer, histoire de montrer ses petits bras musclés, histoire de viriliser son plan communication, mais en se gardant bien d’œuvrer pour une mobilisation générale.

Non, y’a pas de déliquescence ambiante. Certes, c’est facile de crier au "Tous pourris", certes, mais c’est facile aussi de gémir sur le bon peuple qui se contenterait de bouffer du football ou de la télé-réalité. A la dernière manif, j’ai vu des gens que je connais qui n’étaient jamais venus à une manif. L’attaque contre les retraites est trop énorme, elle touche trop de monde. Il y a une possibilité sur des mots d’ordre simples et sans ambiguïté de mener cette bataille. Mais que font nos généraux ? ils programment pour le 13 juillet... Pour un peu, on avait un apéro-géant-feu-d’artifice pour mener le combat contre le projet du gouvernement.


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