Dans le journal de la municipalité, Les Nouvelles de Bourges, ce qu’on peut lire relève du publi-rédactionnel. Ils se sont contentés de prendre pour argent comptant ce que leur ont dit les chefs.
Par exemple, l’article commence par une billevesée qui hélas ! montre que nos élus municipaux ne savent même pas comment ça se passait avant les travaux ! « Qui n’a pas râlé dans une file d’attente à La Poste, en attendant derrière un client engagé dans une opération longue alors qu’on ne souhaite qu’un timbre ? Ce genre de désagrément fait désormais partie du passé au bureau Louis XI, rue Moyenne. » Bin, y’a une flopée d’années déjà que il y avait une machine à affranchir automatique à la Poste de Bourges. Dans le passé au bureau Louis XI, on n’avait pas besoin d’attendre pour uniquement un timbre.
Il y a aussi un tour de passe-passe pour masquer les dépenses renouvelées et l’argent gaspillé, en rappelant qu’il y avait eu des travaux voici quatre ans. Ce premier chantier « concernait la rénovation » alors que là, maintenant, c’est pas pareil, mais non, il est question « de modernisation et d’agencement », zappant aussi le mise en place récente de la borne à tickets et des panneaux d’affichages des numéros qui était intervenu après les travaux de "rénovation".
Le Berry Républicain, au contraire, ironise sur ces travaux à répétition : « A moins que dans trois ans, une tête pensante de l’entreprise trouve que cette nouvelle organisation est déjà dépassée. » et aussi sur les agents de la poste qu’on appelle maintenant des « collaborateurs ».
Si chaque article du bulletin Les Nouvelles de Bourges est aussi superficiel que celui sur la poste, autant dire qu’il faut vraiment prendre avec des pincettes tout ce qui y est écrit.
Poste-scriptum pour Eulalie : si vous avez l’occasion, aller vous esbaudir sur le nouvel agencement, ça vaut le détour. Que du bling-bling.