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Vous n’auriez pas 10 à 12 milliards ? demandez à BENSAC - Mister K - 22 juillet 2010 à 17:57

Cher Dominique, votre message me semble légèrement partisan. Vous oubliez beaucoup de monde. Déjà, notre troisième député du Cher, Jean-Claude Sandrier (PCF). Et puis également deux sénateurs : Rémy Pointereau (UMP) et François Pillet (UMP). Et puis bien sûr le Conseil Général du Cher (Actuellement de gauche mais qui a très longtemps été à droite). Et puis, pour être tout à fait juste, il ne faut pas se limiter au 5 ou 10 dernières années. C’est depuis au minimum les années 70 que les choses se sont jouées, voir même l’après-guerre. Bref, les élus locaux depuis 60 ans au bas mot n’ont peut-être pas été à la hauteur, ils n’ont visiblement pas eu d’influence sur les décisions nationales. Pourtant, on a eu quelques ministres, dont le dernier en date, Serge Lepeltier, n’a même pas su s’attirer les grâces de son ami politique, Jean-Louis Borloo.

Après, il faut reconnaitre que le position géographique du Cher, totalement centrale, sans atout particulier (ni mer, ni montagne, ni pétrole, ni quoi que ce soit à part tout de même des terres cultivables) n’a pas aidé. Alors on y a mis des industries militaires bien à l’abri, au centre de la France. Et puis c’est le cercle vicieux. On a une activité économique faiblarde, donc des transports faiblards, des transports faiblards donc une activité économique faiblarde. Et puis aussi pas d’université digne de ce nom donc des jeunes qui partent de Bourges et du Cher et qui ne participent pas au développement de leur région. Rien de nouveau sous le soleil, mais rien qui est fait non plus pour changer les choses. Le Cher fait du sur place.

Alors évidemment, c’est facile de faire les constats maintenant (d’ailleurs, ces constats ça fait très longtemps qu’ils ont été faits...). Il faudrait changer les choses. Le TGV fera-t-il des miracles le jour où il arrivera ? Pas sûr. En attendant le TGV, on n’avance pas sur nos trains actuels. La déserte de Bourges et du Cher par train ne semble pas vraiment s’améliorer. Pourtant, des progrès sont largement faisables.

Alors oui, on peut toujours accuser tel ou tel. Mais la vérité, c’est que les responsabilités sont collectives. Et que ne serait-ce que de chercher la faute à qui, c’est une perte de temps, ça ne fait pas avancer...

Quand à Philippe Bensac, on peut seulement dire qu’il essaie de faire des choses autour du TGV. On ne peut pas lui reprocher bien au contraire. Le problème, c’est qu’il essaie de vendre son action à tout prix à des fins électorales et partisanes (en gros, le TGV c’est la droite. La gauche, c’est rien que des méchants qui sont contre le TGV). Ce parti pris est une grossière erreur. Et l’entraine vers des dérives qui le pousse à se cacher la vérité et surtout à la cacher aux citoyens. Il occulte le processus de décision, les délais et les coûts. Et puis, il faut bien le dire, l’influence de Bensac ne va guère loin dans le dossier du TGV et ailleurs. Même "ses amis" le prennent avec recul. Bensac, c’est surtout du bruit médiatique autour de Bourges, pas plus. Son action depuis deux ans comme adjoint NTIC à la mairie de Bourges révèle qu’entre le discours et l’action, il y a un monde : le monsieur a surtout fait de la com’, c’est encore ce qu’il sait faire de mieux. Mais ce type de profil est de plus en plus courant en politique...c’est le profil Sarkozy : tout en gueule, très peu en résultats. Mais un truc est certain, Bensac n’est pour rien dans la situation actuelle du Cher, il faut être juste et honnête.Sinon, on n’est pas crédible...


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