Le prix du mètre carré constructible à Bourges varie entre 50 et 100 euros. On peut le vérifier en allant voir, par exemple, les prix des terrains vendus aux "Jardins du Val d’Auron" par Square Habitat, filiale du Crédit Agricole. Mais à ce prix-là, y’a rien à détruire, y’a plus qu’à construire.
Donc, dans l’opération Champion de la Chancellerie, non seulement la ville de Bourges achète le terrain plus cher que ne le ferait un particulier, mais en plus, elle paye les travaux de destruction, déblaiement et remise en état de la parcelle. Encore un paquet de billets de 100.000 euros qui s’envolent ! De plus, les travaux de dépollution, à la charge du vendeur, n’ont manifestement pas été faits, puisque la parcelle est reconnue polluée deux ans après ! Que l’écolo en chef de Bourges, Serge Lepeltier, se fasse refiler un terrain pollué, c’est risible. Mais qu’en plus il l’achète largement au dessus du prix du marché, ce serait à mourir de rire si ce n’était avec l’argent des Berruyers. On pourrait se dire qu’il est vraiment nul en affaires !
Sauf qu’à priori, en tant que maire, il est forcément au courant des prix du terrain dans la ville qu’il dirige. Il a donc surpayé cette parcelle de terrain en connaissance de cause. Mais laquelle ? Mystère. Et pourquoi aussi vite ? Mystère encore. Enfin, mystère, faut voir ! Car quand on apprend que la société qui a vendu la parcelle un si bon prix et si vite a pour directeur opérationnel un certain Michel Poulet, et que ce même Michel Poulet est conseiller municipal de la majorité de Serge Lepeltier, on commence à se poser de sérieuses questions. Elle en pense quoi, l’opposition municipale ?