Le mur du çon, franchit allégrement par François Mativet de "Sortir du nucléaire 89". « Il faut sortir du nucléaire en dix ou quinze ans, on sait faire sans ressortir nos bougies et sans renoncer à notre confort » déclare-t-il au BR. Sortir du nucléaire, sans remettre en cause le système qui l’a porté, alors qu’on sait que le "confort" des sociétés occidentales et la crise écologique annoncée sont intrinsèquement liés, voilà un discours très crédible ! Au contraire, comme l’écrit Michel Puech : « Au lieu d’une attitude globale de soumission et de délégation, qui serait le prix à payer pour jouir du confort, tant que tout va bien, nous pouvons à tout instant, d’abord quelques-uns, puis plus nombreux, passer à une attitude de responsabilité individuelle. Nous pouvons accomplir des micro-actions qui envoient des messages, nous pouvons générer un bruit de fond, une décroissance imposée par le bas, par des citoyens consommateurs qui décident d’assumer localement leur responsabilité globale. »