« C’est une autre politique que le Parti socialiste entend porter avec François Hollande plus favorable aux Français et moins soumise au Marché. »
Ce qui serait bien c’est qu’un jour YG nous explique ce qu’il entend par "marché". Veut-il nous expliquer que son champion, François Hollande, veut sortir du capitalisme, de la société de marché ? Ce serait un scoop ! Ou alors, qu’il y a un bon usage possible du "marché" ? Mais alors, l’avocat a un petit train de retard, voire deux. La révolution néo-libérale est passée par là. Il n’y a plus grand chose qui échappe aux "lois du marché" (aussi inflexibles que les lois de la nature), à la forme marchandise. Galut ne semble pas en avoir entendu parler. C’est fâcheux. Etre ou ne pas être, telle est la question. On adhère, ou on n’adhère pas ? On dit oui, ou on dit non au capitalisme ?
Pour Hollande, c’est clair. C’est oui. A tel point que, comme nous l’apprend Marianne, le magazine poujado-bobo, la droite pense clairement à lui pour en faire son candidat : « A la traîne dans les sondages, critiqué sur son centre-droit, touché par les turbulences internationales, Nicolas Sarkozy n’est plus le candidat naturel de la droite. Certains à l’UMP verraient bien Juppé le remplacer. D’autres, comme le centriste Jean-Louis Bourlanges, lui préférerait carrément François Hollande. » Juppé ça fait un peu has-been, République des papis (avec Rocard en 1er ministre ?) Place aux jeunes ! Elle n’a pas tort, la droite ; elle sait bien que pour mener le train de réformes néo-libérales (nous n’en sommes qu’au début, le combat continue !), rien de mieux, rien de plus efficace qu’un bon socialiste. Regardez vers la Grèce ; admirez l’habileté d’un Γεώργιος Ανδρέας Παπανδρέου (c’est classe en grec !) : parler de donner la parole au peuple pour mieux la lui confisquer, c’est pas un Sarkozy qui aurait eu cette idée de génie-là ! Electeurs de droite, dans votre intérêt, votez Hollande !