Les Français se disputent sur le choix du prochain monarque, alors qu’ils devraient s’unir pour abolir la monarchie.
Certes, les citoyens n’ont pas le temps de s’occuper des affaires publiques quotidiennes. Des représentants sont donc nécessaires. Mais il n’y a aucune raison pour que ces représentants confisquent le pouvoir entre deux élections. On peut tout à fait combiner les élections et la démocratie directe (le peuple devrait pouvoir en tout temps organiser un référendum sur le sujet de son choix). C’est la démocratie semi-directe (voir ici). Et cela fonctionne en Suisse.
Il faut tirer parti des élections pour abolir la monarchie. Comme on peut nettoyer ses deux mains sales en les frottant l’une contre l’autre, on peut faire émerger la démocratie de candidats (même antidémocrates) en les mettant en concurrence. Ils sont en concurrence pour obtenir nos suffrages. Voter pour des candidats qui veulent continuer de confisquer le pouvoir, c’est voter pour la monarchie. Exigeons au contraire que les candidats prennent l’engagement suivant :
« Si je suis élu à la présidence de la république, je m’engage à soumettre en votation populaire durant la première année de mon mandat l’introduction du droit de référendum d’initiative citoyenne suivant : si une proposition de modification de la constitution est soutenue par un million de signatures de citoyennes et de citoyens inscrits sur les listes électorales réunies en 18 mois, alors cette proposition devra obligatoirement être soumise en votation populaire. De plus, toute modification de la Constitution – même voulue par les élus – devra obligatoirement être soumise en votation populaire ».
Voir ici un appel à diffuser, et là un argumentaire.