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Les « décroisseurs » interrogent la crise - B. Javerliat - 7 février 2012 à 08:59

On a bien compris, le capitalisme ça pourrit les rapports humains et par conséquent ça pourrit les humains. Et que si on attend que le capitalisme s’effondre de lui même, ce qui est inéluctable, on n’aboutira qu’à une barbarie genre Mad Max (on a les références qu’on peut). Mais en attendant, on fait quoi ? On partage ou on partage pas ? On aménage l’existant à la faveur du plus grand nombre ou on laisse le plus grand nombre crever la gueule ouverte pendant que les autres se gavent* ? Autrement dit, est-ce que par hasard, un con qui marche n’irait pas plus loin qu’un intellectuel assis ? (Meme si, je vous l’accorde, quand l’intellectuel se lèvera, il ira sûrement dans la bonne direction !)

* Parceque la barbarie, on l’a à nos portes. Allez voir en Grèce ce qui se passe. Le capitalisme, avant de s’effondrer sur lui même, commence par organiser le pillage des peuples à son profit. La Commission du droit international de l’ONU souligne que « On ne peut attendre d’un État qu’il ferme ses écoles et ses universités et ses tribunaux, qu’il abandonne les services publics de telle sorte qu’il livre sa communauté au chaos et à l’anarchie simplement pour ainsi disposer de l’argent pour rembourser ses créanciers étrangers ou nationaux. Il y a des limites à ce qu’on peut raisonnablement attendre d’un État, de la même façon que pour un individu.  » C’est exactement ce qui se passe en Grèce. Le Portugal et l’Espagne sont sur la même voie. Et c’est ce qui se passera chez nous si on ne bouge pas.


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