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Hollande en tête dans le Cher comme en France - 26 avril 2012 à 06:34

Bonjour Bombix
Bien qu nous soyons d’accord sur l’essentiel, je réitère ma critique formulée sur l’étude que vous citiez, intitulée "pourquoi les pauvres votent-ils Le Pen".
Cette étude avançait notamment l’idée que "l’insécurité physique" des classes populaires était un élément déterminant de leur adhésion aux idées du Front national.
A la lumière des faibles scores du FN dans la plupart des grandes agglomérations (avec de grandes inflexions locales dans l’Est de la France et le Sud) et de son encrage fort dans les zones rurales (pourtant moins enclins à la violence urbaine dépeinte dans "pourquoi les pauvre votent-ils Le Pen), je maintiens l’hypothèse selon laquelle le score de Marine Le Pen est essentiellement du à un reflux des électeurs de Sarkozy de 2007 et à la banalisation des idées du front nationale dans le cadre d’une politique sécuritaire de l’UMP.
Encore un fois, je pense que parler d’un vote d’adhésion profonde au discours de Marine Le Pen revient à aller un peu vite en besogne. Pourquoi un tel écart entre le vote aux élections locales et à l’élection présidentielle si les électeurs des catégories populaires étaient à ce point convaincus par les thèses du FN ?
La reprise par madame Le Pen d’un discours "social" a s’en doute contribué à brouiller les frontières et à faire basculer un électorat plutôt de gauche encore réticent à voter front national.
Cependant, sur Bourges le total des voies de gauche de gauche (NPA, FdG, LO) est supérieur à 2007...Il me semble donc pas que l’on soit dans un cas de figure local où la montée du FN s’explique principalement par le "gaucho-lepenisme". Je pense qu’on a surtout assister à un vote sanction des électeurs de droite et plus particulièrement des membres des classes populaires votant traditionnellement à droite envers la politique et la personne du "président des riches".
Après j’attends toujours des études un peu plus sérieuses et détaillées que celles présentées à la hâte et non sans un arrière goût d’éthnocentrisme de classe par les journalistes, avant d’affirmer ou d’infirmer cette hypothèse. Encore une fois, on nous présente le vote des "ouvriers" sans distinguer la sous-catégorie d’appartenance à la classe ouvrière, avec des effectifs un peu faible (3 152 répondants), sans jamais nous donner les effectifs (ce qui permet parfois de montrer la faiblesse des études) et surtout sans soustraire du pourcentage les abstentionnistes et les votes blancs.
Ça fait quand même beaucoup...


#35820



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